Nouvellement nommée première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin ne participera pas aux débats portant sur les finances publiques de l’année 2025. L’institution a indiqué, dans un communiqué publié le 23 février, que l’ancienne ministre s’abstiendrait de prendre part aux délibérations liées à l’exécution du budget de l’État et de la Sécurité sociale pour 2025, ainsi qu’à la certification des comptes correspondants.
Cette décision concerne également les rapports portant sur des organismes placés sous son autorité au cours des trois dernières années. À ce titre, Amélie de Montchalin a transmis sa déclaration d’intérêts au collège de déontologie de l’institution, conformément au code des juridictions financières.
Concernant le budget 2026, qu’Amélie de Montchalin a élaboré, aucune annonce n’a été faite. La Cour des comptes indique seulement : « En application de l’article L. 120-10 du code des juridictions financières, la première présidente a remis aujourd’hui sa déclaration d’intérêts au collège de déontologie de la Cour ».
La nomination d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes par le président de la République, le 11 février, a suscité de vives réactions dans le monde politique. Plusieurs responsables de l’opposition ont dénoncé un risque de conflit d’intérêts, estimant qu’une ancienne ministre du Budget ne pouvait être amenée à se prononcer sur l’état des finances publiques et les choix budgétaires d’un gouvernement auquel elle a appartenu.
Avant d’accéder à la présidence de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin a occupé plusieurs fonctions gouvernementales, notamment comme secrétaire d’État chargée des affaires européennes, ministre de la fonction publique, puis ministre de la transition écologique, avant d’être ministre chargée des comptes publics.
