Jeudi 11 décembre, Emmanuel Macron a réuni à l’Élysée les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu, alors qu’une commission mixte paritaire doit tenter la semaine prochaine de rapprocher les deux chambres sur le projet de loi de finances. Le chef de l’État a raccompagné ses interlocuteurs sur le perron vers 15 heures avant de prolonger l’échange, selon des journalistes de l’AFP présents sur place, tandis que Public Sénat a confirmé la tenue de la rencontre et son objectif de compromis budgétaire.
Dans la séquence politique, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a repris une formule du Premier ministre en pointant un état des lieux contrasté entre les deux assemblées: « Aujourd’hui, vous avez une forme de décalage horaire entre l’Assemblée nationale et le Sénat. » Elle a ajouté que « la balle est dans le camp du Parlement et significativement de la droite sénatoriale », à l’heure où la CMP doit réunir sept députés et sept sénateurs.
Sébastien Lecornu affiche pour sa part la volonté d’aboutir avant la fin de l’année: « Doter la France d’un budget d’ici au 31 décembre, c’est possible », a-t-il fait dire en Conseil des ministres, ligne reprise dans plusieurs médias généralistes et politiques.
Le contexte parlementaire reste tendu. Le 21 novembre, l’Assemblée nationale a rejeté la première partie du budget (volet recettes), entraînant le renvoi du texte au Sénat dans sa version initiale. Prochaine étape prévue: un vote global du Sénat, puis la convocation d’une commission mixte paritaire pour tenter un accord entre députés et sénateurs.
Côté Sécurité sociale, le projet de loi de financement pour 2026, voté à l’Assemblée, comporte la suspension de la réforme des retraites; le Sénat l’a toutefois rejeté en nouvelle lecture, renvoyant le texte aux députés pour un dernier vote. Cette ligne de fracture illustre les marges de manœuvre réduites avant la CMP budgétaire.
Crédit photo : Gérard Larcher via X
