jeudi 19 mars 2026
William Lafleur, alias « MsieurLeProf », jugé pour diffamation après la publication de son livre sur l’Éducation nationale

William Lafleur, « MsieurLeProf », jugé pour diffamation après son livre sur l’Éducation nationale

par Rédaction Figures Publiques
Prêt à lire l article. Lecture du titre puis du texte de l article uniquement.

William Lafleur, ancien professeur d’anglais et figure des réseaux sociaux sous le pseudo « MsieurLeProf », sera jugé le 24 février 2026 devant le tribunal de Toulouse pour diffamation. Cette plainte émane de son inspecteur d’académie, suite à la publication de son livre L’ex plus beau métier du monde (Flammarion) et de tweets associés.

Un livre critique sur l’Éducation nationale

Dans son ouvrage, William Lafleur, qui a quitté l’Éducation nationale après 12 ans de carrière, revient sur les difficultés rencontrées dans sa profession. Il y évoque notamment les violences en milieu scolaire, le manque de moyens, la précarité des enseignants, ainsi que la bureaucratie et la culture du contrôle au sein de l’institution. Il aborde également l’affaire Samuel Paty et critique la gestion ministérielle.

L’ancien professeur décrit son dernier épisode d’inspection comme « infantilisant » et « humiliant », sans pour autant mentionner le nom de l’inspecteur concerné. « Il me répond tout simplement qu’elle ne serait sûrement pas acceptée », écrit-il à propos de sa démission, déjà actée à ce moment-là.

Une plainte pour avoir brisé « l’omerta »

William Lafleur estime que cette plainte est une réponse à sa décision de briser ce qu’il appelle « l’omerta » au sein de l’Éducation nationale. « C’est le côté « pas de vague ». Il ne faut surtout pas faire de remous sinon on vous montre qu’on peut vous poursuivre », explique-t-il à 20 Minutes. Il fait également référence à la loi sur l’« école de la confiance » de Jean-Michel Blanquer, instaurant une forme de « droit de réserve » pour les enseignants.

Un soutien éditorial en question

Malgré le succès de son livre, William Lafleur se sent « lâché » par son éditeur. « J’étais persuadé qu’ils allaient me soutenir, avec leur service juridique. Ils étaient contents lors de la sortie de l’ouvrage, avec des chiffres de ventes excellents, mais maintenant je n’existe plus pour eux. Ils mettent des semaines à me répondre, et chacun de mes manuscrits a été refusé », confie-t-il.

Laisser un commentaire

Ce site web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposons que vous acceptez leur utilisation, mais vous pouvez vous y opposer si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus

Politique de confidentialité et de cookies
Show/Hide Player
-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00