Les syndicats enseignants de l’académie de Toulouse alertent sur la suppression annoncée de 105 postes dans le second degré et de 94 postes dans le premier degré pour la rentrée scolaire 2026. Ces annonces concernent l’ensemble de l’académie et suscitent de vives inquiétudes parmi les organisations syndicales, notamment le SNES-FSU et le SNUipp-FSU.
Selon le SNES-FSU, ces suppressions interviennent alors que la baisse des effectifs d’élèves reste limitée. Le syndicat indique qu’une diminution de 819 élèves est attendue dans le second degré à la rentrée 2026. Il rappelle par ailleurs que, entre 2017 et 2025, seuls 259 postes avaient été créés alors que plus de 5 000 élèves supplémentaires avaient été accueillis dans l’académie. Dans un communiqué, le SNES-FSU estime que « la situation dans les classes va continuer de se dégrader à la rentrée 2026, avec des effectifs en hausse et une réduction de l’offre de formation ».
Dans le premier degré, le SNUipp-FSU fait part d’une inquiétude similaire. Le syndicat souligne que la suppression de 94 postes s’inscrit dans un contexte national marqué par près de 1 900 suppressions d’emplois d’enseignants. Selon l’organisation, ces décisions risquent d’aggraver la surcharge de travail dans les écoles primaires et de fragiliser la prise en charge des élèves, notamment dans les établissements accueillant des publics aux besoins spécifiques.
Les deux syndicats dénoncent une dégradation annoncée des conditions de travail. Ils évoquent une augmentation du nombre d’élèves par classe, des difficultés accrues pour individualiser les parcours scolaires, ainsi que la suppression ou la réduction de certaines options et dispositifs d’accompagnement dans les collèges et lycées. Selon eux, ces évolutions pourraient toucher en priorité les établissements les plus fragiles et accentuer les inégalités scolaires.
Au niveau national, ces suppressions s’inscrivent dans une révision des annonces initiales du ministère de l’Education nationale. Celui-ci prévoyait initialement 1 803 suppressions de postes dans le second degré, avant d’annoncer, le lundi 26 janvier, un ajustement à 1 365 suppressions grâce à un réabondement de 438 postes. Le SNES-FSU conteste toutefois cet affichage et estime que, dans l’académie de Toulouse, la préparation de la rentrée 2027 se ferait « sur la base des 1 803 suppressions de postes annoncées initialement », dénonçant ce qu’il qualifie de « logique budgétaire déconnectée des réalités du terrain ».
Les organisations syndicales indiquent qu’elles porteront ces inquiétudes dans les instances de dialogue avec le rectorat. Elles annoncent également la poursuite de mobilisations pour contester ces suppressions de postes à l’approche de la rentrée 2026.
