jeudi 19 mars 2026
Bardella (RN) accuse la gauche après la mort de Quentin Deranque à Lyon

Bardella (RN) accuse la gauche après la mort de Quentin Deranque à Lyon

par Rédaction Figures Publiques
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Quentin Deranque, 23 ans, militant nationaliste, est décédé après une agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Onze personnes, dont un assistant parlementaire de Raphaël Arnault (LFI), sont en garde à vue. Jordan Bardella (RN) accuse « la gauche et l’extrême gauche » de cautionner un « acte barbare » et réclame une liste nationale des organisations menaçantes pour l’ordre public.

Quentin Deranque, 23 ans, est mort après avoir été agressé par plusieurs individus cagoulés le 12 février 2026, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il assurait la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis lors de cet événement.

Neuf interpellations ont eu lieu mardi 17 février dans plusieurs départements

Selon le parquet de Lyon, une « bataille rangée » a opposé des membres de l’ultragauche et de l’ultradroite, au cours de laquelle Quentin Deranque a été isolé et frappé. Onze personnes sont désormais en garde à vue, dont Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, fondateur du groupe La Jeune Garde, en cours de dissolution pour violences.

Neuf interpellations ont eu lieu mardi 17 février dans plusieurs départements, et deux autres mercredi 18 février, dont un homme suspecté d’un lien direct avec les violences et sa compagne, accusée d’avoir entravé la justice. Certains suspects sont fichés S, selon une source proche de l’enquête.

L’affaire survient dans un climat politique tendu à Lyon, où les tensions entre mouvements d’ultragauche et d’ultradroite sont récurrentes. Le procureur de Lyon a confirmé que l’enquête se concentre sur les circonstances de l’agression et les responsabilités individuelles, sans exclure un mobile politique. Raphaël Arnault, dont l’assistant est mis en cause, est sous pression : le gouvernement a appelé La France Insoumise à l’exclure de son groupe parlementaire.

l’enquête, toujours en cours, vise à « établir les responsabilités pénales » sans « présumer des motivations politiques »

Lors d’une conférence de presse le 18 février, Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a dénoncé un « déchaînement de haine » et un « acte barbare » cautionné, selon lui, par « la gauche et l’extrême gauche ». « La gauche a franchi une ligne rouge inacceptable dans notre démocratie, qui est à un point de bascule », a-t-il déclaré, réclamant la création d’une liste nationale des organisations menaçantes pour l’ordre public, à l’image de celle existant au niveau européen.

De son côté, le parquet de Lyon a rappelé que l’enquête, toujours en cours, vise à « établir les responsabilités pénales » sans « présumer des motivations politiques ».

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