Farid Faryssy, ex-candidat LFI et figure locale avignonnaise, claque la porte du mouvement. Il accuse le député Raphaël Arnault d’avoir installé un climat de “violence et humiliation” et dénonce l’éviction de sa candidature au profit de Mathilde Louvain. Selon France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette crise interne survient à l’heure des investitures pour les municipales de 2026.
Ce que Farid Faryssy reproche
Selon France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, Farid Faryssy affirme que les “comportements autoritaires, pratiques d’intimidation et violences verbales” auraient rendu impossible un travail collectif serein. Il soutient qu’“au lendemain” des législatives 2024, Raphaël Arnault lui aurait promis la main pour la mairie, promesse démentie par les faits lorsqu’une protégée du député, Mathilde Louvain, a été choisie.
Toujours d’après France 3, Faryssy l’accuse aussi d’avoir minimisé son passé judiciaire: Raphaël Arnault a été condamné en 2022 à quatre mois avec sursis pour des violences en réunion; il est présumé innocent en appel. L’ex-candidat décrit enfin un climat interne délétère, parlant de militants “humiliés”, de “méthodes” qu’il juge incompatibles avec l’engagement qu’il défend.
La ligne nationale de LFI et la riposte des proches d’Arnault
D’après France 3, le comité électoral national de LFI rappelle qu’il est souverain sur les investitures et que “le vote local” n’a pas de valeur contraignante. Mathilde Louvain, investie, assume cette règle interne et récuse toute attaque en probité contre le député. Elle affirme, toujours selon la chaîne publique régionale, que tous deux sont “engagés contre le racisme en interne comme auprès des habitants”. Raphaël Arnault ne commente pas les accusations dans l’immédiat, indique France 3, ses proches évoquant l’absence de fondement aux propos visant le député.
Selon France 3, Farid Faryssy lance un nouveau mouvement local, “Humains libres et égaux”, avec l’option de se présenter ou de soutenir une autre liste de gauche. Dans une ville où la gauche a besoin d’un front uni pour peser, cette fracture introduit un risque clair de dispersion des voix au premier tour. Elle brouille aussi le récit de campagne de LFI, qui comptait sur la figure nationale d’Arnault pour entraîner une dynamique. Pour les concurrents, l’opportunité est évidente: capter l’électorat de gauche déboussolé ou pousser au vote utile hors LFI si l’union ne se reconstitue pas.
D’après les éléments de France 3, quatre marqueurs diront la suite: 1) la confirmation des investitures et la composition des listes; 2) une éventuelle médiation interne à LFI pour recoller les morceaux; 3) la décision de Faryssy (candidature autonome ou appui externe) et sa capacité à rallier des réseaux associatifs; 4) l’effet d’image autour d’Arnault, notamment l’issue de son appel qui, sans trancher le fond politique, pèsera sur la perception publique de son leadership.
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