dimanche 15 février 2026
Saint-Étienne : La France insoumise lance sa campagne pour les municipales 2026

Saint-Étienne : La France insoumise lance sa campagne pour les municipales 2026

par Rédaction Figures Publiques
Publié : Mis à jour :
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Liste des candidats pour la campagne de Saint-Étienne :

logo lo lutte ouvriereBrossard RomainLOdéclaré
logo dvdChassaubéné MarcDVDdéclaré
logo lr les republicainsCinieri DinoLRdéclaré
logo rn rassemblement nationaleJousserand CorentinRNdéclaré
logo ps parti socialisteJuanico RégisPSdéclaré
logo municipales2026Labich SihamMoDem diss.déclaré
logo horizonsLe Jaouen ÉricHorizonsdéclaré
logo lfiMercier ValentineLFIdéclaré

Le mouvement La France insoumise a marqué son entrée dans la campagne municipale à Saint-Étienne lors d’un meeting organisé au Clapier, mercredi 21 janvier 2026. Valentine Mercier, candidate tête de liste, a reçu le soutien national d’Éric Coquerel, député et président de la commission des finances, ainsi que de la députée locale Andrée Taurinya. Le parti entend incarner une option de rupture, face à une gauche stéphanoise déjà partiellement unie derrière Régis Juanico.

Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’un renouvellement politique profond pour la ville, encore marquée par les suites judiciaires de l’affaire de la sextape impliquant l’ancien maire Gaël Perdriau. Dans les rangs insoumis, on mise sur une dynamique électorale forte, rappelant que Jean-Luc Mélenchon avait recueilli 33 % des suffrages à Saint-Étienne lors de l’élection présidentielle de 2022. Éric Coquerel a affirmé que la ville était prenable pour une gauche de rupture, rejetant les stratégies d’alliances plus larges dès le premier tour.

La stratégie de La France insoumise à Saint-Étienne se distingue de celle d’autres forces de gauche. Régis Juanico, ancien député socialiste, a en effet déjà officialisé un rassemblement incluant Les Écologistes, le Parti communiste français et Place publique. Valentine Mercier a critiqué cette union, la qualifiant de nouveau macronisme local. Elle a souligné que sa liste serait la seule à porter des mesures radicales comme le communalisme, visant à rendre le pouvoir décisionnel directement aux habitants.

Le programme présenté lors de ce meeting s’articule autour de services publics renforcés, avec des propositions concrètes telles que le passage des cantines scolaires en régie municipale ou l’extension des horaires d’ouverture des piscines durant l’été. Sur le plan démocratique, la candidate insoumise prône l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC) local et le principe de révocabilité des élus. Les élus présents ont également profité de la tribune pour critiquer la politique nationale, dénonçant l’usage récurrent de l’article 49.3 pour l’adoption du budget.

L’enjeu pour le mouvement est d’obtenir un ancrage local solide en vue des futures échéances électorales, notamment les sénatoriales prévues six mois après le scrutin municipal. Pour les militants présents, l’objectif est clair : transformer les scores nationaux en une victoire municipale inédite. La campagne devrait s’intensifier dans les semaines à venir, alors que l’intérim à la mairie est actuellement assuré par Jean-Pierre Berger jusqu’au scrutin des 15 et 22 mars prochains.

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