Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027, a fait sa première visite au Salon de l’agriculture en tant que patron de la droite. Une occasion pour lui de tester sa popularité et de présenter son plan pour « réarmer notre agriculture ».
Une visite symbolique
Au cœur du Salon de l’agriculture, Bruno Retailleau a choisi de lancer sa journée auprès des éleveurs et des moutons de son bocage vendéen. Un lieu emblématique où les ambitieux viennent cultiver leur image et mesurer leur popularité. « Nous pouvons redevenir la première puissance agricole européenne ! », a-t-il lancé, micro en main. Plus tôt dans la matinée, il a présenté son plan pour « réarmer notre agriculture », une manière de montrer qu’il a plus que les mots sécurité et immigration dans son sac. Il a également salué la présence de Julien Denormandie, ancien ministre de l’Agriculture, soulignant son courage et son appui du monde agricole.
Une candidature à clarifier
Bruno Retailleau a répondu aux critiques de Xavier Bertrand, qui l’avait accusé d’avoir mis « la charrue avant les bœufs » en se déclarant avant les municipales. « Je veux vous dire que s’il y avait un doute avant ma décision, depuis que je l’ai prise, il n’y en a plus », a-t-il assuré, affirmant que les militants souhaitaient une clarification de sa part. Les visiteurs du Salon de l’agriculture ont réagi avec prudence à sa candidature. Certains, comme Éric, venu de Toulon, estiment qu’il est « encore trop tôt pour avoir un avis ». D’autres, comme Michel, un ancien pompier de Vesoul, pensent qu’il a « les épaules » mais que cela se constatera dans la durée.
Un chemin sinueux vers 2027
À droite, le chemin vers 2027 reste incertain. Bruno Retailleau veut croire que sa candidature peut sortir du lot, mais pour le moment, l’étiquette LR ne promet rien à celui qui l’arbore
