Lundi 24 février 2026, le tribunal correctionnel de Paris examine la demande de confusion des peines de l’ancien président Nicolas Sarkozy dans les dossiers Bismuth et Bygmalion. Cette procédure, qualifiée d’« extrêmement classique » par son avocat, Vincent Desry, vise à faire considérer que la peine de six mois de prison ferme, mais aménageable, dans le dossier Bygmalion est déjà purgée grâce au port d’un bracelet électronique dans l’affaire Bismuth.
Les affaires Bygmalion et Bismuth
Dans l’affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy a été condamné le 14 février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre 2025 avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation.
Dans l’affaire Bismuth, Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, pour corruption et trafic d’influence. Cette peine est définitive depuis décembre 2024. Il a porté un bracelet électronique du 7 février au 12 mai 2025 et a obtenu une libération conditionnelle avant mi-peine, étant alors âgé de 70 ans.
Une demande de confusion des peines
La confusion des peines est prévue par l’article 132-4 du Code pénal et est possible si plusieurs critères sont remplis : des procédures séparées, des infractions « en concours » (commises successivement avant une condamnation définitive), des peines de même nature et devenues définitives. La décision du tribunal sera mise en délibéré et pourra faire l’objet d’un appel.
Prochaine audience : le procès libyen en appel
Nicolas Sarkozy sera de nouveau devant la justice à partir du 16 mars 2026 pour l’ouverture du procès libyen en appel, où il est condamné à cinq ans de prison ferme en première instance pour association de malfaiteurs.
