Accueil PolitiquePrès de trois quarts des Français opposés au retour de Nicolas Sarkozy

Près de trois quarts des Français opposés au retour de Nicolas Sarkozy

par Muhammed Aksac

D’après un sondage Ifop pour L’Opinion, près de trois quarts des Français refusent l’idée d’un retour de Nicolas Sarkozy en politique, malgré la nostalgie d’une majorité de sympathisants LR.

Selon un sondage Ifop réalisé pour L’Opinion, 73 % des Français rejettent l’idée d’un retour de Nicolas Sarkozy en politique, principalement en raison de sa condamnation et de son passage en prison. Le refus est encore plus marqué chez les moins de 35 ans, dont 82 % ne souhaitent pas revoir l’ancien chef de l’État sur le devant de la scène. Cette hostilité dépasse les clivages sociologiques: toutes les catégories sociales se montrent majoritairement opposées à son retour, même si les foyers les plus aisés apparaissent un peu plus ouverts à cette hypothèse, avec 39 % de favorables, contre seulement 25 % parmi les plus modestes. Sur le plan géographique, l’Île-de-France se distingue légèrement du reste du territoire, avec 35 % de ses habitants prêts à envisager un retour, contre 25 % dans le reste du pays.

Seuls les sympathisants des Républicains expriment une véritable nostalgie: 76 % d’entre eux se disent favorables à un retour de Nicolas Sarkozy, confirmant son statut d’ancienne figure tutélaire de la droite. À l’inverse, les électeurs des autres forces politiques refusent très largement cette perspective, en particulier ceux de La France insoumise (94 % d’opposition) et des Écologistes (92 %). Pour les électeurs du centre et de la majorité présidentielle, la réticence demeure également majoritaire, dans un contexte où l’image de l’ancien président reste durablement marquée par les affaires judiciaires.

Si ce sondage alimente régulièrement les spéculations sur un « retour » possible, Nicolas Sarkozy, lui, n’a pas exprimé publiquement de volonté de revenir en première ligne. À sa libération, le 10 novembre, il a indiqué vouloir concentrer ses efforts sur son procès en appel, affirmant que sa priorité restait de prouver son innocence et de faire reconnaître, sur le terrain judiciaire, ce qu’il considère comme des injustices. Ce décalage entre la nostalgie d’une partie de l’électorat LR, la forte hostilité du reste du pays et la prudence de l’intéressé illustre la difficulté pour l’ancien chef de l’État de redevenir un acteur central du jeu politique, au-delà d’un rôle d’influence en coulisses.

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