Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a ordonné samedi 28 février 2026 une « mise en vigilance » des forces de l’ordre en France, afin d’anticiper d’éventuelles répercussions des frappes menées par Israël et les États-Unis en Iran. Les préfets et les services de sécurité doivent surveiller toute action susceptible de troubler l’ordre public, notamment autour des manifestations et des sites diplomatiques.
Samedi 28 février 2026, en fin d’après-midi, Laurent Nuñez a adressé un télégramme aux préfets, ainsi qu’aux directeurs de la police, de la gendarmerie et de la sécurité intérieure. Ce document, dont le contenu a été confirmé par l’Agence France-Presse (AFP) et Le Monde, exige une vigilance accrue pour « détecter toute action d’influence ou de déstabilisation en lien avec le conflit au Proche-Orient ».
L’objectif : prévenir les risques de troubles sur le territoire français, alors que les tensions internationales s’intensifient après les frappes israélo-américaines en Iran.
Depuis plusieurs semaines, des membres de la communauté iranienne en France organisent des rassemblements pour soutenir la population iranienne. Ces actions, bien que moins nombreuses qu’en janvier 2026, restent sous surveillance. Le ministère craint que ces événements ne dégénèrent, dans un contexte de tensions accrues entre l’Iran et les pays occidentaux.
Aucune déclaration publique n’a été faite par le ministère de l’Intérieur au-delà du télégramme. Les préfets ont été chargés de mettre en œuvre ces mesures « sans délai ». Les services de renseignement doivent signaler toute tentative de déstabilisation ou de propagande liée au conflit.
