Marine Le Pen, figure du Rassemblement national (RN), a déclaré mercredi sur BFMTV qu’elle ne ferait pas campagne pour la prochaine élection présidentielle si elle était condamnée à porter un bracelet électronique.
Une décision cruciale en juillet
Marine Le Pen connaîtra le 7 juillet la décision de la cour d’appel de Paris dans le dossier des assistants des eurodéputés RN. Elle avait été condamnée en première instance à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.
Une candidature incertaine
« On ne peut pas faire campagne dans ces conditions », a-t-elle affirmé, soulignant que la décision de sa candidature dépendrait des magistrats. « Je sais très bien que la décision de cette candidature ne dépend pas de moi. Elle dépend aujourd’hui de trois magistrats qui décideront si oui ou non, les millions de Français qui veulent voter pour moi pourront le faire ou pas », a-t-elle ajouté.
Un rôle limité si Jordan Bardella est candidat
Si elle devait être empêchée de se présenter, Marine Le Pen a assuré qu’elle ne jouerait pas un rôle de tutelle auprès de Jordan Bardella, actuel président du RN. « Si je ne peux pas être candidate et qu’il est donc candidat, c’est lui qui déterminera à quel niveau il a besoin de ma présence, de mes conseils, de l’expérience qui est la mienne », a-t-elle précisé.
Une confiance en Jordan Bardella
Marine Le Pen a insisté sur l’autonomie de Jordan Bardella, affirmant qu’il était « un homme libre, convaincu ». Elle a également exclu d’intégrer le gouvernement si Bardella était élu en 2027. « Jordan se trouvera un Premier ministre, je n’ai aucun doute là-dessus », a-t-elle conclu.
