dimanche 15 février 2026
Présidentielle 2027 une réunion à Tours relance le projet de primaire à gauche

Présidentielle 2027 : une réunion à Tours relance le projet de primaire à gauche

par Rédaction Figures Publiques
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Les partisans d’une primaire à gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027 se réunissent samedi 24 janvier à Tours (Indre-et-Loire), afin d’avancer sur la mise en place d’un processus destiné à faire émerger une candidature commune au premier tour. Cette initiative intervient après plusieurs échecs de rassemblement lors des scrutins présidentiels de 2017 et 2022.

Le principe d’une candidature unique issue d’une primaire a été acté lors d’une réunion organisée le 2 juillet à Bagneux (Hauts-de-Seine), à l’initiative de Lucie Castets. Autour de cette démarche se retrouvent notamment des représentants du Parti socialiste, des Ecologistes, de Générations, de Debout et de L’Après. L’objectif affiché est de limiter la dispersion des candidatures à gauche lors du premier tour de la présidentielle.

La réunion de Tours doit permettre de préciser les modalités du processus, notamment le calendrier envisagé, les conditions de candidature et les règles de vote. Selon plusieurs participants, l’organisation d’une primaire pourrait intervenir à l’automne, sous réserve d’un accord sur le périmètre politique et les règles de participation.

Plusieurs responsables politiques ont déjà annoncé leur intention de se porter candidats. La secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, a déclaré sa candidature en octobre, après avoir été investie par son parti lors d’un scrutin interne. Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis, a également annoncé son intention de concourir et doit lancer officiellement sa campagne début février. François Ruffin, député de la Somme, a de son côté confirmé sa disponibilité pour participer à une primaire, appelant à un large rassemblement au-delà des appareils partisans.

D’autres figures de gauche restent en position d’attente ou expriment des réserves. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, soutient le principe d’une primaire mais n’a pas officialisé de candidature, dans un contexte de divisions internes. Plusieurs responsables socialistes contestent le périmètre idéologique de la démarche et plaident pour une clarification préalable au sein du PS. Le Parti communiste français doit, pour sa part, arrêter sa stratégie lors d’un congrès prévu en juillet.

À l’inverse, certains responsables ont clairement exclu toute participation. Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé son refus de s’inscrire dans un processus de primaire, dénonçant une initiative dirigée contre La France insoumise. Raphaël Glucksmann a également écarté cette option, jugeant le dispositif inadapté, tout comme Delphine Batho, candidate déclarée à la présidentielle, qui conteste le principe même d’une primaire réunissant des courants aux orientations divergentes.

À ce stade, le projet de primaire à gauche reste marqué par des désaccords importants sur son périmètre, ses règles et ses objectifs. La réunion de Tours constitue une étape supplémentaire, sans garantir, à ce stade, l’émergence d’un consensus en vue de 2027.

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