Candidate de Reconquête ! aux élections municipales parisiennes, Sarah Knafo a suscité de vives réactions après plusieurs déclarations approximatives faites dimanche sur BFMTV, notamment sur le coût du passe Navigo et sur le club de football du Paris-Saint-Germain.
Interrogée en direct sur le prix de l’abonnement aux transports en commun en Île-de-France, la tête de liste du mouvement fondé par Éric Zemmour a affirmé que le passe Navigo annuel coûtait « 52 euros ». Une estimation très éloignée de la réalité : en 2025, le passe Navigo toutes zones est facturé 90,80 euros par mois, soit près de 1 000 euros par an pour un usager ne bénéficiant pas d’un remboursement employeur.
Quelques heures plus tard, Sarah Knafo a reconnu une erreur dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, évoquant un « gros lapsus ». Elle a expliqué avoir confondu avec le reste à charge mensuel pour les salariés dont l’employeur prend en charge 50 % du coût de l’abonnement, tout en admettant qu’elle « aurait pu penser à ceux qui ne sont pas salariés et qui n’ont pas cette chance ».
Lors de la même émission, la candidate a également été interrogée sur le Paris-Saint-Germain, club emblématique de la capitale. Elle n’a pas su indiquer le nombre de Ligues des champions remportées par le PSG, ni citer le nom d’un joueur évoluant actuellement dans l’effectif. Elle a toutefois précisé qu’elle se rendait dans la soirée au match PSG-OM au Parc des Princes.
Face aux remarques du journaliste Marc Fauvelle, Sarah Knafo a défendu sa position en plateau. « Je ne suis pas un singe savant, mais je travaille sur mes sujets. Les sujets que je travaille, je les connais, je les maîtrise. Et pour le reste, j’apprends tous les jours », a-t-elle déclaré.
Ces déclarations ont rapidement été commentées par plusieurs responsables politiques engagés dans la campagne municipale parisienne. Sur le réseau social X, Pierre-Yves Bournazel, tête de liste Horizons-Renaissance, a dénoncé une « méconnaissance du quotidien des Parisiens », estimant que « l’on ne s’improvise pas maire de Paris ».
Le sénateur communiste Ian Brossat, soutien d’Emmanuel Grégoire, a ironisé sur « la déconnexion » de la candidate, tandis que le député RN Jean-Philippe Tanguy a jugé ces erreurs « disqualifiantes pour une candidate à la mairie de Paris ». De son côté, le député La France insoumise Paul Vannier a qualifié Sarah Knafo de « bourgeoise d’extrême droite ».
Ces échanges illustrent la forte polarisation de la campagne municipale parisienne, dans laquelle la connaissance du quotidien des habitants et des services publics locaux s’impose comme un enjeu central du débat politique.
