Une banderole de la CGT, affichée sur le pérron de l’hôtel de ville de Lyon, dénonce la mort de 11 personnes tuées depuis 2022 par l’extrême droite. Ce message, qui cite nommément les victimes, s’inscrit dans un contexte de tensions politiques accrues, notamment après la mort de Quentin Deranque, dont l’affaire a suscité une vive émotion.
Cette initiative intervient alors que certains élus, dont Jean-Michel Aulas, ont sollicité la mairie de Lyon pour rendre hommage à Quentin Deranque, militant tué lors d’affrontements impliquant des membres présumés de l’ultragauche. Plusieurs suspects, liés à des mouvements radicaux, ont été interpellés dans le cadre de cette enquête.
La CGT, historiquement ancrée dans la défense des salariés, voit ses positions et ses méthodes interrogées. Certains observateurs soulignent un rapprochement croissant avec des mouvances politiques radicales, tant à l’extrême gauche qu’à l’ultragauche. Ce positionnement, perçu comme une radicalisation, pourrait affecter sa crédibilité auprès d’une partie de ses adhérents traditionnels.
À Lyon, où les tensions entre groupes politiques opposés sont récurrentes, cette affiche relance le débat sur la place des syndicats dans les luttes idéologiques et leur rôle dans le dialogue social.
