6,16 % des enseignants franciliens étaient en grève mardi 17 février pour protester contre les suppressions de postes prévues à la rentrée 2026. Une manifestation était organisée à Paris à l’appel d’une intersyndicale de l’éducation.
Les enseignants d’Île-de-France étaient appelés à la grève mardi 17 février pour dénoncer les suppressions de postes annoncées dans l’Éducation nationale. Selon les chiffres communiqués par le ministère de l’éducation nationale à la mi-journée, 6,16 % des enseignants franciliens ont cessé le travail.
Dans le détail, le taux de grévistes s’élève à 6,84 % dans le premier degré, qui regroupe les écoles maternelles et élémentaires, et à 5,77 % dans le second degré, concernant les collèges et les lycées. Le ministère précise que la moyenne atteint 5,12 % en incluant l’ensemble des personnels, tandis que 13,3 % des personnels de la vie scolaire étaient en grève.
Une mobilisation portée par une intersyndicale
Cette journée de mobilisation a été lancée la semaine précédente par une intersyndicale de l’éducation. Elle fait suite à l’annonce de suppressions de postes dans les académies de Paris, Versailles et Créteil.
Les organisations syndicales dénoncent une dégradation des conditions de travail des enseignants et estiment que ces suppressions auront un impact direct sur les conditions d’apprentissage des élèves. Dans un communiqué commun, elles soulignent également que l’enseignement privé ne serait pas concerné par ces mesures.
Une manifestation prévue à Paris
Dans le cadre de cette mobilisation, les personnels de l’éducation étaient invités à manifester mardi après-midi en direction du ministère de l’éducation nationale, situé dans le 7ᵉ arrondissement de Paris.
Les syndicats réclament l’annulation immédiate des suppressions de postes ainsi qu’un budget pour l’éducation nationale qu’ils jugent « à la hauteur des besoins ».
Près de 4 000 suppressions de postes prévues en 2026
Au niveau national, le gouvernement prévoit, à la rentrée 2026, la suppression de 1 891 postes dans le premier degré public et de 1 365 postes dans le second degré, conformément au projet de loi de finances. Ces suppressions représentent environ 4 000 postes au total, en incluant l’enseignement public et privé.
