jeudi 19 mars 2026

Doctrine nucléaire : Macron lance une « dissuasion avancée » avec 8 pays alliés et annonce un nouveau sous-marin pour 2036

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Lors d’un discours prononcé lundi 2 mars 2026 depuis la base de l’île Longue, dans le Finistère, Emmanuel Macron a dévoilé une réforme majeure de la doctrine nucléaire française. Parmi les annonces clés : la mise en place d’une « dissuasion avancée » impliquant huit pays européens, la construction d’un nouveau sous-marin nucléaire, L’Invincible, et une augmentation du nombre de têtes nucléaires. Une stratégie présentée comme une réponse aux « menaces géopolitiques croissantes », tout en réaffirmant la souveraineté française sur la décision d’emploi de l’arme nucléaire.

Une « dissuasion avancée » pour renforcer la sécurité européenne

Face à un « contexte de rupture géopolitique », Emmanuel Macron a annoncé la création d’une « dissuasion avancée », un concept inédit permettant aux alliés européens de participer aux exercices nucléaires français. « Nous vivons une période pleine de risques qui justifie un durcissement de notre modèle », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de « penser notre stratégie dans la profondeur du continent européen ».

Cette nouvelle approche autorise le « déploiement d’éléments de force stratégique » sur le territoire des partenaires, formant « un archipel de forces » destiné à « compliquer le calcul des adversaires ». « Cela renforcera notre défense en lui donnant plus de champ », a expliqué le chef de l’État.

Huit pays ont d’ores et déjà accepté de s’associer à ce dispositif : l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark. « Nous nous armons avec nos amis pour que nos ennemis n’osent pas nous attaquer », a réagi Donald Tusk, Premier ministre polonais, sur le réseau social X, saluant cette coopération renforcée.

Une coopération renforcée avec le Royaume-Uni et l’Allemagne

mmanuel Macron a insisté sur le resserrement des liens avec le Royaume-Uni, qualifié de « partenaire majeur et puissance nucléaire indépendante ». « Nous avons renforcé nos coopérations nucléaires bilatérales et ouvert la possibilité d’une coordination de nos dissuasions respectives », a-t-il précisé. Une première concrète a déjà eu lieu « dès cet hiver », avec la participation de hauts responsables britanniques à un exercice des forces aériennes stratégiques françaises.

Parallèlement, la France et l’Allemagne ont annoncé une « coopération plus étroite » dans le domaine nucléaire. Dès 2026, des mesures concrètes seront mises en œuvre, incluant :

  • La participation allemande aux exercices nucléaires français.
  • Des visites conjointes de sites stratégiques.
  • Le développement de capacités conventionnelles avec d’autres partenaires européens.

Cette collaboration « viendra compléter, et non remplacer, la dissuasion de l’OTAN », ont précisé Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz dans une déclaration conjointe.

La dissuasion nucléaire reste un « intangible français »

Bien que la « dissuasion avancée » implique une coopération accrue avec les alliés, Emmanuel Macron a réaffirmé avec fermeté que « la décision ultime » d’emploi de l’arme nucléaire « revient au seul président de la République ». « Il n’y aura pas de partage de la définition des intérêts vitaux, qui restera d’appréciation souveraine pour notre pays », a-t-il martelé, rappelant que « la chaîne de commandement est d’une clarté totale ».

Le président a également souligné que cette stratégie « se conçoit en pleine transparence avec les États-Unis et en coordination étroite avec le Royaume-Uni », tout en restant « distincte et complémentaire » de celle de l’OTAN.

Modernisation de l’arsenal : un nouveau sous-marin et plus de têtes nucléaires

Pour adapter la France aux « défis stratégiques du XXIᵉ siècle », Emmanuel Macron a annoncé deux mesures majeures :

  • La construction d’un nouveau sous-marin nucléaire lanceur d’engins, baptisé « L’Invincible », dont la mise en service est prévue pour 2036.
  • Une augmentation du nombre de têtes nucléaires dans l’arsenal français. « Nous ne communiquerons plus sur les chiffres exacts, contrairement aux pratiques passées », a-t-il indiqué, évoquant un « rehaussement indispensable » de la capacité de dissuasion.

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