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Marseille: le ministre de l’Intérieur parle d’un « crime d’intimidation » et promet d’amplifier la lutte contre les narcos

par Rédaction Figures Publiques

Àprès l’assassinat du frère du militant Amine Kessaci à Marseille, le ministre de l’Intérieur parle d’un « crime d’intimidation » et d’un « point de bascule » dans la lutte contre les trafiquants, tout en mettant en avant des chiffres de baisse des homicides liés au trafic.

Interrogé à la sortie d’une réunion à l’Elysée consacrée au narcotrafic, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez est revenu sur l’assassinat du frère du militant marseillais Amine Kessaci, engagé depuis plusieurs années contre les réseaux de drogue. Pour le ministre, il ne s’agit « évidemment pas d’un règlement de comptes classique », mais d’un « crime d’intimidation » visant à envoyer un message à ceux qui contestent l’emprise des trafiquants dans certains quartiers de Marseille.

Laurent Nunez parle d’un « point de bascule » dans la lutte contre les narcos: ce meurtre, préparé selon les premiers éléments de l’enquête, marque à ses yeux un changement de niveau dans la violence exercée par les réseaux. « L’action que nous menons fait mal aux trafiquants », explique-t-il, en estimant que cette riposte par la terreur vise à intimider et à impressionner ceux qui résistent, sans rien justifier ni excuser. Le ministre annonce qu’il se rendra jeudi à Marseille avec le garde des Sceaux Gérald Darmanin afin d’afficher la détermination de l’Etat.

Dans le même temps, le ministre met en avant un bilan qu’il présente comme le résultat de la stratégie policière: environ 2000 personnes mises en examen pour trafic de drogue, dont près de 900 aujourd’hui en détention provisoire, et une baisse d’environ 30 % des homicides liés au trafic, notamment à Marseille, selon ses chiffres. Des données qui seront forcément discutées et scrutées dans le détail par les acteurs locaux, magistrats, policiers et associations.

France Info souligne le décalage persistant entre ces annonces et le ressenti de nombreux habitants. Sur le terrain, une partie des Marseillais continue de dire vivre sous la pression des réseaux et de leurs règlements de comptes. C’est précisément cette fracture entre les chiffres officiels et la réalité vécue au quotidien qui sera au coeur des débats dans les jours à venir, alors que l’exécutif promet d’ »amplifier encore » la lutte contre les narcos.

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