Après les agressions au couteau commises vendredi 26 décembre dans le métro parisien, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a salué l’action des forces de l’ordre, qui a conduit à l’interpellation rapide du suspect.
Les faits se sont déroulés entre 16 h 15 et 16 h 45 dans trois stations situées dans le centre de Paris. Une première agression a eu lieu à la station Arts-et-Métiers, sur la ligne 3, avant que deux autres femmes ne soient blessées à République puis à Opéra. Les trois victimes ont été touchées légèrement et prises en charge par les secours, selon les informations communiquées par la RATP et le parquet de Paris.
L’exploitation des images de vidéoprotection et les signalements recueillis ont permis aux policiers de la sûreté régionale des transports de la préfecture de police d’identifier rapidement le suspect. Un dispositif d’interpellation a ensuite été déployé, conduisant à son arrestation à Sarcelles, dans le Val-d’Oise, en début de soirée. L’homme a été placé en garde à vue avant que celle-ci ne soit levée ultérieurement pour des raisons médicales, son état ayant été jugé incompatible avec cette mesure.

Dans une déclaration publique, Laurent Nuñez a souligné la réactivité et le professionnalisme des forces de l’ordre mobilisées. Le ministre est également revenu sur le parcours administratif du suspect, de nationalité malienne et en situation irrégulière, indiquant qu’une obligation de quitter le territoire français avait été prononcée après sa libération à l’été 2025. Selon le ministère de l’Intérieur, l’éloignement n’avait pas pu être exécuté dans les délais légaux en raison de l’absence de documents consulaires nécessaires.
Une enquête judiciaire est en cours, confiée aux services spécialisés, afin d’établir précisément les circonstances des faits. Le suspect bénéficie, à ce stade, de la présomption d’innocence.
