Dans une tribune, Bruno Retailleau appelle l’exécutif français à durcir sa position face au pouvoir iranien, qu’il qualifie de totalitaire. Le responsable politique estime que la contestation en Iran impose, selon ses termes, de sortir des « prudences diplomatiques » et de tenir une ligne plus explicite en soutien aux manifestants.
Le président des LR décrit un mouvement de protestation qu’il présente comme profond et durable, en insistant sur l’engagement de la population et la répression exercée par les autorités. Il écrit notamment que « le courageux peuple iranien se soulève » et que des femmes « enlèvent leur voile au péril de leur vie ». Il considère que la France doit, selon lui, assumer une position plus ferme au regard de la situation.
Bruno Retailleau soutient que le régime iranien combine répression intérieure et influence régionale. Il accuse Téhéran d’alimenter des tensions au Moyen-Orient par le soutien à des groupes alliés et évoque les conséquences au Liban, citant le Hezbollah comme acteur central. Il affirme également que l’Iran a « menacé nos ressortissants » et « instrumentalisé la violence » dans sa stratégie politique.
Sur le plan diplomatique, l’auteur plaide pour un changement de posture. Il écrit que la France « ne peut se réfugier dans les prudences diplomatiques » et appelle à une parole « claire » et « ferme ». Il estime nécessaire de soutenir plus explicitement une alternative politique au pouvoir en place, considérant que « neutralité et prudence excessive ne sont plus des options » face à la répression.
La tribune s’en prend également aux analyses qui réduiraient la contestation iranienne à une question économique. Bruno Retailleau dénonce une lecture qu’il juge réductrice et affirme que le mouvement porte avant tout, selon lui, une revendication de libertés fondamentales et de souveraineté politique.
Ces prises de position interviennent dans un contexte diplomatique sensible, où la politique française à l’égard de l’Iran oscille entre condamnations des atteintes aux droits humains, équilibres régionaux et enjeux internationaux. La tribune entend peser dans ce débat en assumant une ligne de rupture, l’auteur affirmant que « le régime des mollahs doit tomber ».
