Edgardo Greco est décédé en prison dimanche 7 décembre 2025 à Lyon-Corbas alors qu’il était en attente de transfert vers l’Italie. Son avocat évoque un arrêt cardiaque et un état de santé fragile. Âgé de 66 ans, il avait été interpellé à Saint-Étienne le 2 février 2023 après seize ans de cavale.
La justice italienne l’avait condamné en 2006 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le double meurtre des frères Bartolomeo en janvier 1991 et pour une tentative de meurtre en juillet 1991. Greco s’était soustrait à la justice lors d’une garde à vue, puis avait vécu en France sous l’identité de « Paolo Dimitrio » à Saint-Étienne, où il a travaillé dans la restauration et tenu un établissement en 2021.
Son identification a été facilitée par des éléments publics recoupés par les enquêteurs, dont des images de presse locales. Greco a été arrêté dans le cadre d’une coopération entre autorités françaises et italiennes appuyée par Interpol au titre du projet I-CAN.
En France, la cour d’appel de Lyon a rendu en 2023 un avis favorable à son extradition vers l’Italie. Après une cassation pour vice de procédure, la cour d’appel a de nouveau donné un avis favorable le 29 février 2024. Au moment de son décès, il demeurait écroué dans l’attente des suites administratives de transfert.
Les autorités italiennes le présentent comme un membre présumé de la ‘Ndrangheta, organisation criminelle calabraise à rayonnement international. Son parcours en France, avec un alias et une vie professionnelle discrète, illustre la capacité d’implantation de cette criminalité et l’importance de la coopération transnationale pour l’interpellation de fugitifs de longue durée.
