Accueil #VoteTaFranceMunicipales 2026 à Saint-Étienne : Corentin Jousserand, le jeune visage du RN allié à l’UDR de Ciotti

Municipales 2026 à Saint-Étienne : Corentin Jousserand, le jeune visage du RN allié à l’UDR de Ciotti

par Rédaction Figures Publiques

Le Rassemblement national a levé le voile sur sa stratégie stéphanoise. À 28 ans, Corentin Jousserand conduira la liste du Rassemblement national (RN) lors des élections municipales de mars 2026 à Saint-Étienne. Le parti d’extrême droite y sera allié à l’Union des droites pour la République (UDR), mouvement fondé par le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti.

Le RN de la Loire a profité de sa rentrée politique à Saint-Genest-Malifaux, fin septembre, pour officialiser la candidature de son délégué départemental. En présence de Laurent Jacobelli, porte-parole national du parti, le ton a été donné : les municipales seront une priorité pour 2026, avant même d’éventuelles législatives anticipées. Corentin Jousserand, diplômé d’HEC et de Sciences Po Paris, passé brièvement par Reconquête avant de rejoindre le RN en 2023, s’affiche comme une nouvelle génération de candidats locaux. « Nous voulons incarner une droite populaire, compétente et enracinée », résume-t-il lors de la réunion publique.

Alliance locale avec l’UDR de Ciotti

La liste stéphanoise se distinguera par une alliance inédite avec l’UDR, la formation d’Éric Ciotti, qui entend fédérer les électeurs conservateurs autour du RN. Selon Mesinfos, Laure Carrel-Billiard, 31 ans, collaboratrice parlementaire du député UDR Vincent Trébuchet, représentera ce parti sur la liste Jousserand. Référente UDR pour Saint-Étienne, elle en assurera la coordination locale. Le candidat, déjà conseiller au sein du groupe RN à la commission des finances, prévoit d’annoncer les dix premiers membres de sa liste avant la fin de l’année. Les 59 noms complets seront dévoilés en février, accompagnés d’un programme détaillé.

Le RN compte mettre l’accent sur la redynamisation économique et la sécurité urbaine, thèmes récurrents dans les campagnes du parti. Jousserand évoque notamment un plan de reconversion des friches industrielles et commerciales, la création de micro-zones franches municipales, et une politique volontariste pour attirer les actifs dans une ville qu’il juge « en voie de paupérisation ». « Il est logique que le maire de Saint-Étienne préside la métropole », insiste-t-il, confirmant son intention d’étendre l’influence du RN à Saint-Étienne Métropole en cas de victoire.

Le RN dans la Loire : reconquête en terrain difficile

Le pari est ambitieux. En 2020, la liste RN menée par Sophie Robert n’avait pas franchi la barre des 10 % à Saint-Étienne, empêchant toute présence au second tour. À Saint-Chamond, les deux élus d’alors ont depuis quitté le parti. Le RN ne compte plus aujourd’hui aucun conseiller municipal dans la Loire. Pour Corentin Jousserand, la campagne de 2026 doit marquer un retour en force : « Nous serons présents dans une dizaine de communes, dont Roanne et Saint-Chamond », a-t-il annoncé.

Une campagne qui veut s’imposer dans un paysage fragmenté

Alors que la droite traditionnelle s’aligne derrière Dino Cinieri et que la gauche se partage entre Régis Juanico (PS) et Valentine Mercier (LFI), le RN espère tirer profit d’un électorat déboussolé. L’enjeu pour Jousserand sera de transformer la notoriété nationale du parti en crédibilité locale. Une équation délicate dans une ville où le RN n’a jamais percé, mais où la défiance envers les partis traditionnels reste palpable..

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