jeudi 19 mars 2026
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Fin de vie : les députés réintroduisent la possibilité de confier l’administration du produit létal à un soignant

par Elisa Cecchi
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Les députés ont adopté, lundi 23 février, un amendement permettant à une personne demandant l’aide à mourir de choisir que l’administration de la substance létale soit effectuée par un soignant. Le dispositif a été approuvé par 57 voix contre 51, malgré l’opposition du gouvernement et du rapporteur général du texte, Olivier Falorni.

Dans le texte adopté en première lecture en mai, le principe repose sur l’auto-administrassion de la substance par le malade. L’administration par un soignant n’est prévue qu’à titre exceptionnel, lorsque la personne n’est pas physiquement en mesure de s’administrer elle-même le produit.

L’amendement adopté lundi permet au malade de confier l’administration de la substance létale à un soignant. Des amendements de portée similaire ont déjà été votés la semaine précédente, à différents endroits du texte. Comme pour ces précédentes dispositions, une seconde délibération a été demandée. Celle-ci doit avoir lieu à l’issue de l’examen de la proposition de loi, avant le vote solennel prévu mardi.

« Quand une personne est condamnée à une agonie sans espoir et sans fin, nous devons pouvoir apporter un ultime recours. »

Lors des débats, la députée écologiste Sandrine Rousseau a défendu la notion de libre choix du patient, estimant que cette option pouvait permettre de vivre ce moment avec davantage de sérénité. De son côté, Olivier Falorni a indiqué être personnellement favorable à cette possibilité, tout en jugeant qu’elle risquait de fragiliser l’équilibre général du texte et de compliquer l’obtention d’une majorité.

La ministre de la santé, Stéphanie Rist, a rappelé que l’autonomie du patient constituait le fondement du projet de loi, affirmant que l’absence d’auto-administration en modifierait la philosophie. Le député Les Républicains Patrick Hetzel a pour sa part dénoncé une évolution qu’il qualifie de dérive, estimant qu’elle pourrait influencer le vote de certains parlementaires lors du scrutin final.

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