Ce mardi 17 février 2026, le Conseil d’administration de l’Institut du monde arabe (IMA) a tranché. Anne-Claire Legendre succède officiell
À 46 ans, Anne-Claire Legendre devient la première femme à diriger l’IMA depuis sa création en 1987. Diplomate de carrière et proche conseillère d’Emmanuel Macron pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, elle a reçu le soutien du conseil d’administration, composé de sept ambassadeurs de pays arabes et des personnalités désignées par le ministère des Affaires étrangères.
Un profil d’experte pour une nouvelle ère
Originaire de Bretagne, la nouvelle présidente dispose d’un parcours ancré dans les enjeux du monde arabe. Diplômée de l’Inalco, de Sciences Po Paris et de la Sorbonne, elle est arabophone.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a souligné sa « vision stratégique » pour assumer la direction de cet instrument diplomatique et culturel majeur.
Une fin de mandat sous pression pour Jack Lang
Cette nomination fait suite à la démission de Jack Lang. Bien qu’il ait dirigé l’IMA pendant treize ans, l’ancien ministre de la Culture a été contraint au départ après la révélation de ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
Le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant Jack Lang et sa fille, Caroline. Cette procédure fait suite à la découverte de 673 mentions de son nom dans des archives judiciaires américaines liées à l’affaire Epstein.
Les défis de l’institution
L’Institut du monde arabe (IMA) a été inauguré en 1987 par le président François Mitterrand dans le but de renforcer les échanges entre la France et les pays du monde arabe. En 2023, il a accueilli près de 750 000 visiteurs, selon le rapport d’activité de l’Institut.
La mission d’Anne-Claire Legendre à la tête de l’Institut du monde arabe consistera à relever plusieurs défis majeurs, notamment à redynamiser l’institution après une période de crise et à renforcer sa pertinence culturelle et diplomatique.
