L’ancien ministre de la Culture et actuel président de l’Institut du monde arabe, Jack Lang, a pris la parole ce lundi 2 février 2026 suite à la parution de nouveaux dossiers liés à Jeffrey Epstein. Le nom de l’ancien responsable politique, ainsi que celui de sa fille Caroline, figurent dans la base de données rendue publique vendredi dernier par le ministère américain de la Justice.
Dans un communiqué transmis à l’AFP repris par Franceinfo, Jack Lang affirme assumer les liens passés avec le financier américain, tout en soulignant son ignorance totale des activités criminelles de ce dernier au moment de leurs échanges. L’ancien ministre explique avoir rencontré Jeffrey Epstein il y a environ quinze ans par l’intermédiaire du cinéaste Woody Allen. Il décrit un homme qui fréquentait alors régulièrement les cercles mondains parisiens et qui se présentait sous les traits d’un mécène cultivé et érudit.
« Quand je noue un rapport de sympathie, je n’ai pas l’habitude de demander à mon interlocuteur son casier judiciaire. Je fais confiance. J’aime les rencontres fortuites de la vie quotidienne. »
Jack Lang
dans un communiqué à l’AFP
Jack Lang exprime sa vive émotion face aux révélations sur le réseau de criminalité sexuelle dont Jeffrey Epstein était le pivot. Il précise qu’il n’avait à l’époque aucune raison de soupçonner de tels agissements, ajoutant qu’il aurait mis fin immédiatement à toute relation s’il avait été informé de la nature réelle de ses activités. Face aux sous-entendus et aux attaques dont il fait l’objet, le président de l’IMA a annoncé son intention de poursuivre en justice tout auteur de propos diffamatoires ou haineux à son égard.
Cette réaction intervient dans un contexte de transparence accrue de la part des autorités américaines. Le ministère de la Justice a en effet entamé la publication d’un volume considérable de documents, incluant des images et des vidéos, conformément aux obligations de transparence imposées sur ce dossier. Jeffrey Epstein, arrêté en juillet 2019 pour exploitation sexuelle de mineures, est décédé en détention avant la tenue de son procès.
Il est possible d’accéder à ces fichiers depuis la France. Il vous suffit de vous rendre sur le site du ministère américain de la Justice.
