Liste des candidats pour la campagne de Lyon :
| DVD | déclaré | |
| LFI | déclaré | |
| DVG | déclaré | |
| Les Écologistes | déclaré | |
| indéterminé | déclaré | |
| DVG | déclaré | |
| LR | déclaré |
À l’approche des élections municipales à Lyon, le syndicat des professionnels de la police municipale (SPPM) a analysé les propositions sécuritaires des principaux candidats. Dans un communiqué, l’organisation a exprimé ses réserves sur la faisabilité de certaines mesures et a réclamé une amélioration de l’attractivité du métier.
Jean-Michel Aulas : des propositions jugées irréalistes
Jean-Michel Aulas, en tête des sondages, propose la création d’un hôtel des polices réunissant forces municipales et nationales, ainsi qu’une augmentation des effectifs à 500 policiers municipaux. Le SPPM qualifie ces propositions d’ »investissement colossal qui n’a pas de sens opérationnel » et de « très ambitieux ». Le syndicat insiste plutôt sur la nécessité de rendre le cadre d’emploi de catégorie C plus attractif.
Grégory Doucet : des critiques sur la gestion actuelle
Le maire sortant, Grégory Doucet, propose d’augmenter les effectifs à 400 policiers municipaux. Cependant, le SPPM critique la politique actuelle, notamment le roulement des dimanches, qui a engendré des contraintes financières et familiales pour les agents. Le syndicat dénonce également la réquisition de policiers municipaux en grève, qualifiant cette pratique de contraire à la loi.
Alexandre Dupalais : des ambitions jugées irréalistes
Alexandre Dupalais, allié au Rassemblement National, souhaite un effectif de 1 000 agents. Le SPPM estime cette mesure « impossible à réaliser en 6 ans », en raison des difficultés de formation et du manque actuel de 4 500 agents en France. Cependant, le syndicat apporté son soutien à l’idée de postes de police municipale de quartier, tout en proposant l’utilisation de postes mobiles, comme à Villeurbanne.
Georges Képénékian et Anaïs Belouassa-Cherifi : des propositions marginales
Georges Képénékian propose un logement de fonction pour les policiers municipaux, une mesure applaudie mais jugée complexe à mettre en œuvre en raison de la pénurie de logements à Lyon. Quant à la proposition d’Anaïs Belouassa-Cherifi de désarmer la police municipale, le SPPM y est fermement opposé, citant l’exemple de Grenoble pour illustrer les conséquences négatives d’une telle initiative.
Une demande d’amélioration du cadre d’emploi
Le syndicat souhaite l’abandon de la catégorie C du cadre d’emploi de la police municipale, afin de rendre le métier plus attractif pour les futurs recrutements.
