Plusieurs dizaines de salariés du CHU de Caen ont souffert de troubles digestifs sévères après avoir mangé au self de l’hôpital le 28 janvier 2026. Diarrhées, nausées et vomissements ont touché une partie du personnel, avec des symptômes persistant jusqu’à deux jours pour certains. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine de cette intoxication, après la détection d’une toxine dans un échantillon de repas.
Dès l’apparition des premiers cas, la direction du CHU a lancé une enquête interne pour vérifier la traçabilité des aliments, leurs conditions de stockage et de préparation, ainsi que le rôle des fournisseurs. Des analyses microbiologiques ont été confiées à un laboratoire agréé, mais les premiers résultats se révèlent contradictoires.
Si l’hypothèse d’une gastro-entérite virale avait initialement été évoquée, les investigations ont finalement permis de détecter une toxine dans l’un des repas servis ce jour-là. Pour aller plus loin, des analyses complémentaires ont été transmises à un laboratoire national de référence, et les conclusions définitives sont attendues d’ici la fin de la semaine.
La direction du CHU reste prudente quant au nombre exact de personnes touchées, estimant que « les symptômes, bien que gênants, sont restés bénins et de courte durée ». Par ailleurs, la circulation simultanée de gastro-entérites hivernales complique l’évaluation précise du nombre de cas directement liés à l’intoxication.
Un point rassurant : aucun patient hospitalisé n’a été concerné, les circuits de restauration étant distincts entre le personnel et les malades.
En attendant les résultats des analyses, le CHU maintient « une vigilance renforcée » sur ses processus d’approvisionnement et de préparation des repas. L’objectif : identifier sans ambiguïté l’origine de l’intoxication et, si nécessaire, renforcer les mesures sanitaires pour éviter tout nouveau risque.
