L’un des quatre salariés blessés lors de l’explosion survenue lundi 22 décembre sur le site d’Elkem Silicones, à Saint-Fons (Rhône), est décédé mardi 23 décembre. La préfecture a indiqué que la victime, âgée de 47 ans, est morte des suites de ses brûlures.
La préfecture du Rhône a précisé à l’AFP que l’homme, dont le pronostic vital était engagé, est décédé mardi après-midi, confirmant une information révélée par RTL. Trois autres personnes, blessées lors du même accident, restent prises en charge.
L’explosion s’est produite lundi 22 décembre en début d’après-midi sur la plateforme chimique de Saint-Fons, au sud de Lyon, sur un site classé Seveso seuil haut. Selon les éléments rapportés par Le Monde avec l’AFP, la déflagration a été suivie d’un incendie, ensuite déclaré « maîtrisé » en début de soirée par la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabienne Buccio.
Par mesure de précaution, les autorités ont demandé d’éviter le secteur et ont déclenché des mesures de protection des populations. Euronews rapporte l’envoi d’une alerte FR-Alert invitant les personnes présentes dans la zone à se confiner temporairement, le temps de vérifier l’absence de risque atmosphérique.
La circulation a été interrompue sur plusieurs axes majeurs. D’après les informations reprises par Le Monde avec l’AFP, l’autoroute A7, les voies ferrées à proximité et la navigation sur le Rhône ont été temporairement suspendues, avant un retour à la normale en fin d’après-midi. La préfète Fabienne Buccio a indiqué sur X que l’A7, les trains et les bateaux pouvaient de nouveau circuler, et que le confinement avait été levé.
Sur place, le préfet délégué à la sécurité, Antoine Guérin, a déclaré que les services avaient pris « toutes les précautions » pour s’assurer qu’il n’y avait pas de risque de nouvelle explosion et que les relevés effectués ne mettaient pas en évidence de toxicité.
Concernant les victimes, l’AFP, citée par Boursorama, indique que les quatre blessés sont trois hommes et une femme, travaillant dans l’atelier pilote au moment de l’explosion (un ingénieur chimiste, deux techniciens spécialisés et une personne du département santé-environnement). Mardi en fin d’après-midi, avant l’annonce du décès, le pronostic vital restait engagé pour l’un des blessés, selon l’entreprise.
Le parquet de Lyon a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête du chef de « blessures involontaires par personne morale suivies d’incapacité supérieure à trois mois ». Toujours selon l’AFP, l’enquête a été confiée à la Division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS) ainsi qu’à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), afin de déterminer les causes et les circonstances de l’accident.
Sur l’origine de la déflagration, plusieurs sources reprenant des déclarations faites sur place évoquent une piste liée à l’hydrogène dans un atelier expérimental, sans que les causes ne soient arrêtées à ce stade. Le directeur du site, cité par Le Monde avec l’AFP, a indiqué que l’événement aurait pu être lié à une émanation d’hydrogène dans un atelier expérimental.
Le site de Saint-Fons avait déjà connu un accident mortel en 2016, rappelle Le Monde, à propos d’un incendie de fûts de silicone ayant entraîné un décès.
Au soir du 23 décembre, l’incendie était annoncé comme maîtrisé, les mesures de circulation et de confinement levées, et l’enquête judiciaire en cours.
