Ce mardi 17 février 2026, les élèves de 3e du collège Émile Zola à Toulouse ont participé à un atelier inédit : la Fresque de l’égalité filles-garçons. Cet outil ludique et participatif, conçu par le Département, vise à déconstruire les stéréotypes et à promouvoir l’égalité entre les sexes.
Un outil pédagogique pour aborder des thèmes essentiels
Sous la supervision de Catherine Monnot-Berranger, anthropologue du genre et cheffe de projets Égalité femmes-hommes du service Citoyenneté, laïcité et égalités du Département, les élèves ont exploré cinq thématiques clés : la famille, l’école, les loisirs, la santé et la vie amoureuse. L’objectif est de comprendre comment les inégalités se construisent dès le plus jeune âge.
« Le choix d’une classe de troisième n’est pas anodin. Nous voulions aborder des enjeux comme la vie amoureuse, les droits LGBT+, et les violences sexistes et sexuelles. La 3e est une année charnière pour l’orientation scolaire et professionnelle, où beaucoup de filles s’autocensurent dans les filières techniques et scientifiques, et où les garçons hésitent à s’engager dans des métiers perçus comme féminins », explique Catherine Monnot-Berranger.
Des mécanismes invisibles mis en lumière
L’atelier a débuté par un rappel historique, allant de la loi de 1970 sur l’autorité parentale à l’accès des femmes à tous les sports olympiques en 2012. Les discussions ont également porté sur des mécanismes invisibles qui perpétuent les inégalités, comme la socialisation de genre, la romantisation de la violence, et le syndrome méditerranéen.
Les élèves ont été encouragés à proposer des solutions concrètes pour atteindre l’égalité réelle. Des figures comme l’astronaute Sophie Adenot et le danseur étoile Guillaume Diop ont été citées pour montrer que les barrières peuvent tomber.
Un bilan positif et des perspectives d’avenir
Après deux heures d’atelier, les élèves ont évalué l’expérience à travers un questionnaire. « C’est une satisfaction pour nous, car il y a eu une belle participation de toutes et tous. Nous avons abordé les difficultés spécifiques des garçons face aux stéréotypes virils », souligne Catherine Monnot-Berranger.
Les élèves ont exprimé leur satisfaction et leur souhait de voir de tels ateliers proposés dès le CM2. « J’ai appris des mots de vocabulaire que je ne connaissais pas », a déclaré Agathe. « Ce serait bien d’avoir des séances comme celles-ci encore plus tôt », a ajouté Loris.
Prochaines étapes
Une prochaine séance est prévue le 10 mars 2026 au collège Émile Zola, suivie d’un troisième atelier le 21 mai 2026 au collège Antonin Perbosc d’Auterive. À la rentrée prochaine, la fresque sera proposée à l’ensemble des collèges du département.
