Vingt conseillers métropolitains, dont dix-sept maires, annoncent ne pas soutenir la prise en charge des frais d’avocat de Christian Estrosi dans sa plainte en diffamation contre Eric Ciotti. La majorité métropolitaine avait validé cette protection lors de la séance du 21 octobre.
Le 21 octobre, le conseil métropolitain a longuement débattu de la protection fonctionnelle accordée à son président. La demande de retrait a été repoussée. Neuf votes se sont prononcés pour le retrait, dont six maires et trois élus. Plusieurs conseillers se sont abstenus. La délibération adoptée fait état de 102 voix favorables sur 133 membres.
Le camp Ciotti contre-attaque
Dans un communiqué rendu public depuis, vingt élus métropolitains, dont dix-sept maires, expliquent ne pas soutenir cette décision. Selon eux, la protection fonctionnelle doit couvrir un élu ou un agent pour des actes liés à ses fonctions, pas financer des démarches qu’ils jugent politiciennes. Ils invoquent l’intérêt collectif et le contexte budgétaire des communes.
Le message politique
Pour les signataires, l’épisode dépasse la seule question juridique. Ils dénoncent une façon de gérer la Métropole et disent vouloir concentrer l’énergie sur des sujets utiles aux habitants. Exemple donné par un maire signataire: ne pas entrer dans des querelles de personnes à l’approche des municipales.
La position de la Métropole
Les services de la Métropole renvoient au vote en séance. Ils soulignent que le débat a été tenu devant l’assemblée et qu’il a conduit à une large adoption de la protection fonctionnelle. Ils fustigent des tentatives d’ingérence imputées à Eric Ciotti, tout en rappelant que les maires disposent de leur libre arbitre.
Repères judiciaires
La plainte en diffamation déposée par Christian Estrosi vise des propos d’Eric Ciotti publiés le 31 octobre 2023 à propos des travaux menés après la tempête Alex. Le dossier a été appelé une première fois et doit être examiné au fond le 27 mars 2026, soit une semaine après un éventuel second tour des municipales à Nice. Le quotidien qui a publié l’entretien est également poursuivi dans cette affaire.
