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Toulouse municipales 2026: un sondage relance le scénario d’une gauche rassemblée face à Jean Luc Moudenc

par Rédaction Figures Publiques

Un sondage Cluster17 commandé par le Parti socialiste crédite une liste d’union PS LFI Écologistes de 53 % des voix au second tour des municipales 2026 à Toulouse face à Jean Luc Moudenc, tandis que le maintien de plusieurs listes de gauche ferait basculer le rapport de forces. Le bilan du maire sortant est jugé « mauvais » par 46 % des sondés.

Un premier sondage sur les municipales de 2026 à Toulouse remet une idée simple au centre du jeu: si la gauche part unie, elle peut battre Jean Luc Moudenc. Si elle se présente en ordre dispersé, elle lui laisse une vraie chance de conserver la mairie.

Commandée par le Parti socialiste et réalisée par l’institut Cluster17 du 6 au 10 novembre 2025, l’enquête mesure les intentions de vote avec plusieurs hypothèses de second tour. Dans le cas où une seule liste de gauche regrouperait PS, La France insoumise, les Écologistes et leurs partenaires autour de François Briançon, cette liste serait mesurée à 53 % des voix, contre 47 % pour la liste de Jean Luc Moudenc soutenue par Les Républicains, l’UDI, Renaissance, Horizons et le MoDem.

Autrement dit, dans ce scénario d’union large, le maire sortant serait minoritaire au second tour. Ce résultat correspond à l’hypothèse 3 du sondage, telle qu’elle est publiée sur le site de la Commission des sondages et reprise par plusieurs médias locaux.

Une gauche rassemblée en tête, une gauche divisée qui laisse passer Moudenc

Le même sondage montre cependant que la dynamique se retourne dès que la gauche reste fragmentée. Dans un second tour triangulaire opposant une liste socialiste, une liste LFI autour de François Piquemal et la liste sortante de Jean Luc Moudenc, c’est cette dernière qui arrive en tête, la gauche se partageant les voix et ne parvenant pas à transformer sa force potentielle en victoire.

La Dépêche du Midi résume la situation de manière assez claire: avec une seule liste PS LFI Écologistes, la gauche est en position de faire tomber la majorité actuelle; avec une candidature autonome de François Piquemal, elle perd l’avantage construit dans les intentions de vote, que le Rassemblement national soit ou non qualifié pour le second tour.

L’étude souligne aussi un point souvent sous-estimé: le RN, mesuré autour de 10 % au premier tour, peut atteindre le seuil qui lui permettrait de se maintenir au second tour. Dans ce cas, il pèserait comme arbitre potentiel, en siphonnant une partie des réserves de voix de la droite et en compliquant le calcul des reports.

Un bilan municipal jugé mauvais par près d’un sondé sur deux

Au delà des duels de second tour, le sondage se penche sur l’image de la gestion municipale. Et là, le signal est moins confortable pour Jean Luc Moudenc. Selon La Dépêche du Midi, 46 % des personnes interrogées jugent son bilan « mauvais », contre 36 % qui le qualifient de « satisfaisant »; les autres ne se prononcent pas.

Cette photographie tranche avec un précédent sondage Ipsos de 2024 qui donnait une large majorité de satisfaits sur la transformation de la ville. En un an, la perception s’est durcie. La circulation, l’urbanisme, la densification, la place de la voiture et le coût du logement s’invitent désormais dans le débat, alors que le maire sortant voulait mettre en avant l’attractivité économique et les grands chantiers.

Autrement dit, la campagne ne se jouera pas seulement sur une identité de camp, mais aussi sur un sentiment de lassitude ou non vis à vis de la gestion actuelle. Un maire qui reste solide électoralement mais qui ne bénéficie plus d’un état de grâce.

Une bataille d’interprétation ouverte à gauche

Sans surprise, ce sondage ne fait pas que mesurer des rapports de force, il devient un outil de pression politique. Le PS toulousain le met en avant pour démontrer que la gauche ne peut gagner qu’unie derrière François Briançon. À l’inverse, François Piquemal et les Insoumis contestent publiquement l’étude, dénonçant une présentation « tronquée » et parlant de « guerre d’intimidation » pour peser sur les discussions d’alliance.

Ce débat intervient au moment où les écologistes doivent trancher leur stratégie et où chaque camp cherche à se positionner comme pivot. Pour LFI, accepter trop tôt une union derrière le PS reviendrait à perdre la main sur le récit de la campagne. Pour les socialistes, ne pas rassembler serait prendre le risque d’offrir un troisième mandat à Jean Luc Moudenc.

Rappel nécessaire: ce sondage reste une photographie à un instant T, avec une marge d’erreur statistique et un contexte très mouvant jusqu’en mars 2026. Mais il fixe déjà trois lignes de force. D’abord, une gauche potentiellement majoritaire dans les urnes dès lors qu’elle se présente groupée. Ensuite, un maire sortant affaibli sur son bilan mais encore compétitif dans les scenarii où ses adversaires se divisent. Enfin, un RN suffisamment haut pour jouer l’arbitre, sans disposer pour l’instant d’une dynamique propre comparable à celle d’une ville moyenne ou d’un fief historique.

Pour la suite, tout se jouera dans les semaines qui viennent autour d’une question simple, mais décisive: à Toulouse, la gauche préfère t elle « peser » séparément ou gagner ensemble.

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