Liste des candidats pour la campagne de Toulouse :
| PS | déclaré | |
| Reconquête ! | déclaré | |
| RN | déclaré | |
| LR | déclaré | |
| RP | déclaré | |
| indéterminé | déclaré | |
| LFI | déclaré | |
| indéterminé | déclaré |
Le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a organisé sa traditionnelle galette des rois ce samedi 24 janvier 2026 à la salle Mermoz. Devant près de 1 800 personnes, le candidat a détaillé les axes de son programme pour un nouveau mandat, tout en ciblant ses principaux adversaires à moins de deux mois du premier tour.
L’événement a pris des allures de démonstration de force pour l’équipe « Aimer Toulouse ». Selon les chiffres communiqués par son entourage, la mobilisation a légèrement dépassé celle du meeting de la France Insoumise organisé deux jours plus tôt dans la même salle. Jean-Luc Moudenc a profité de cette tribune pour revendiquer un ancrage strictement local, affirmant s’adresser aux Toulousains de naissance ou d’adoption, par opposition aux rassemblements qu’il juge importés par des figures nationales.
Sécurité et fiscalité au cœur du programme
Le discours a permis de réaffirmer plusieurs engagements de campagne. En matière de sécurité, le candidat promet l’installation d’une caméra dans chaque rue de la ville et le renforcement des effectifs de la police municipale. Sur le plan financier, Jean-Luc Moudenc s’est engagé à maintenir la stabilité fiscale en n’augmentant pas les taux d’imposition municipaux durant la prochaine mandature.
Le volet transports reste dominé par l’achèvement du chantier de la ligne C du métro et le prolongement du téléphérique Téléo vers le quartier Malepère. En matière environnementale, le maire sortant a annoncé un plan de végétalisation urbaine, justifié par des impératifs de santé publique et de lutte contre les îlots de chaleur, plutôt que par une approche idéologique.
Une critique frontale des oppositions
La seconde partie de l’intervention a été consacrée à une offensive politique contre les listes de gauche. Le maire a mis en garde contre une « mélenchonisation » de la ville, visant les candidatures de François Piquemal (LFI) et de François Briançon (PS – Gauche unie). Il a prédit une fusion de ces deux listes au second tour, dénonçant une alliance de circonstances.
Jean-Luc Moudenc a également évoqué la présence du Rassemblement national, conduit par Julien Leonardelli. Il a alerté ses soutiens sur le risque d’une triangulaire qui, selon son analyse, pourrait favoriser l’accès de l’opposition de gauche au Capitole. À l’issue de son allocution, le candidat a entamé un tour de salle, insistant sur la nécessité de maintenir une campagne de proximité dans tous les quartiers de la ville.
