Liste des candidats pour la campagne de Saint-Étienne :
| LO | déclaré | |
| DVD | déclaré | |
| LR | déclaré | |
| RN | déclaré | |
| PS | déclaré | |
| MoDem diss. | déclaré | |
| Horizons | déclaré | |
| LFI | déclaré |
À moins de huit semaines du premier tour des élections municipales, prévu le 15 mars 2026, le paysage politique stéphanois se précise. Après une fin de mandat marquée par le retrait forcé de Gaël Perdriau, la majorité sortante se divise, tandis que les oppositions s’organisent en blocs distincts. Voici l’état des candidatures déclarées pour succéder à Jean-Pierre Berger, actuel maire par intérim.
La majorité sortante se fragmente
Deux figures de l’actuelle équipe municipale ont choisi de faire cavalier seul, actant la fin de l’unité de la majorité « Perdriau ». Marc Chassaubéné, actuel premier adjoint chargé de la culture et du design, a officialisé sa candidature fin décembre sous la liste « Grandir, vivre, transmettre ». Il bénéficie du soutien du maire en poste, Jean-Pierre Berger. Face à lui, Siham Labich, deuxième adjointe, a également confirmé son intention de mener une liste indépendante, centrée sur la cohésion sociale et les enjeux de proximité.
Une droite et un centre en quête de leadership
Dino Cinieri, ancien député et figure historique des Républicains dans la Loire, porte la bannière « Saint-Étienne Ensemble 2026 ». Il a réussi à agréger autour de son nom un large rassemblement de la droite et du centre, incluant le MoDem, le Parti Radical et des soutiens de Renaissance (majorité présidentielle). Parallèlement, Éric Le Jaouen, chef d’entreprise bien connu localement, porte les couleurs du parti Horizons, affichant une volonté de renouvellement par la société civile.
La gauche part en ordre dispersé
L’union historique tant attendue ne concerne qu’une partie de la gauche. Régis Juanico, ancien député socialiste, mène la liste « Rassembler Saint-Étienne », qui réunit le Parti Socialiste, Les Écologistes, le Parti Communiste Français et Place Publique. Toutefois, cette dynamique de rassemblement se heurte à la candidature de Valentine Mercier pour La France Insoumise. Cette dernière a dévoilé un programme axé sur le « communalisme » et refuse de rejoindre l’alliance menée par le PS au premier tour. À l’extrême gauche, Romain Brossard représentera Lutte Ouvrière.
Le Rassemblement national en embuscade
Corentin Jousserand, délégué départemental du Rassemblement national, mène la liste du parti de Jordan Bardella. Après des scores significatifs lors des dernières élections législatives dans la Loire, le candidat espère transformer l’essai au niveau local en misant sur les thématiques de la sécurité et du pouvoir d’achat, espérant ainsi faire basculer une ville qui n’a jamais été dirigée par son camp.
