Invité d’une émission politique dominicale, Pierre Moscovici a mis en cause la capacité de Jean-Luc Mélenchon à l’emporter en 2027 face au Rassemblement national. Il a aussi jugé que Raphaël Glucksmann apparaît, à ce stade, comme l’un des profils les plus susceptibles de rassembler une partie des électeurs sociaux-démocrates.
Une charge frontale contre Jean-Luc Mélenchon
Selon les propos rapportés lors de cette séquence, Pierre Moscovici estime qu’en cas de second tour face à Marine Le Pen ou Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon « ne peut pas gagner » et « serait écrasé », allant jusqu’à le présenter comme « le meilleur allié » du RN. L’ancien ministre socialiste dit rejeter plusieurs prises de position du leader insoumis, notamment celles liées à l’antisémitisme et à des « provocations » internes à LFI, tout en posant l’équation électorale comme centrale : gagner, ou laisser le champ libre à l’extrême droite.
Une gauche jugée trop fragmentée
Toujours d’après ces déclarations, Pierre Moscovici décrit un paysage politique sans « offre » stabilisée face au RN, et regrette l’affaiblissement du « front républicain ». Il appelle les partis, en particulier à gauche, à un travail de clarification et de construction programmatique, en pointant l’écart entre la solidité du bloc RN et la dispersion des forces concurrentes.
Glucksmann, option de rassemblement, sans logique de primaire
Pierre Moscovici cite Raphaël Glucksmann comme une figure « pour le moment » mieux placée pour agréger des « électeurs orphelins » de la social-démocratie, tout en soulignant qu’il lui reste à « construire » une offre politique. De son côté, l’eurodéputé a récemment écarté l’hypothèse d’une primaire et réaffirmé sa volonté de structurer un pôle « démocrate, social et écologiste » en dehors de La France insoumise. Dans le débat public, la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, accusée d’accentuer la fracture avec les autres forces de gauche, continue aussi d’alimenter les analyses sur le risque d’éclatement durable.
