Le Parti communiste français prévoit de présenter jusqu’à 2 000 candidats aux municipales de 2026, dont Fabien Roussel à Saint-Amand-les-Eaux. Fort d’environ 600 mairies, le PCF se pose en deuxième force de gauche en nombre d’élus locaux et entend affronter directement le Rassemblement national dans plusieurs territoires clés, tout en dénonçant les divisions de la gauche et le refus d’union de La France insoumise.
Le Parti communiste français veut exister pleinement dans la séquence municipale de 2026. Chargé du scrutin au sein du PCF, le vice-président de la région Occitanie Pierre Lacaze annonce que le parti investira jusqu’à 2 000 candidats dans tout le pays. « Nous aurons un millier de têtes de liste PCF ou apparentés sur les villes de plus de 1 000 habitants, et entre 1 000 et 2 000 en tout avec les villages », précise-t-il, cité par TF1 Info et l’AFP.
Le PCF revendique aujourd’hui la direction d’environ 600 communes, en incluant les maires apparentés, ce qui en fait, d’après Pierre Lacaze, la deuxième force de gauche en nombre de maires et d’élus locaux, derrière le Parti socialiste. Dans la stratégie communiste, l’enjeu est clair : se présenter comme une des principales réponses à gauche face à la progression du Rassemblement national, en particulier dans les territoires ruraux et périurbains.
Le parti s’attend à des duels très serrés avec l’extrême droite dans plusieurs secteurs : le Nord, l’Est, les Bouches-du-Rhône, mais aussi des villes comme Sète ou Nîmes, présentées comme des objectifs prioritaires pour le PCF et la gauche. « Il va y avoir en France un face-à-face PCF/RN (…) Ces villes sont pour nous et la gauche des objectifs de campagne », souligne Pierre Lacaze.
Le secrétaire national du parti, Fabien Roussel, mènera lui-même la bataille dans sa commune de Saint-Amand-les-Eaux (Nord), où il a été élu maire en 2025 à la faveur de la démission de son prédécesseur. Dans cette circonscription, le candidat RN Guillaume Florquin avait été élu dès le premier tour aux législatives anticipées de 2024, rappelle TF1 Info.
Mais la conquête locale se heurte à un paysage politique fragmenté à gauche. Pierre Lacaze estime que « la gauche peut progresser aux municipales », tout en pointant deux freins majeurs : la montée du RN et ceux qui, selon lui, refusent l’union à gauche, « notamment Jean-Luc Mélenchon ». Dans de nombreuses communes, La France insoumise devrait présenter ses propres listes, parfois contre celles soutenues par les communistes.
Au niveau national, la dynamique électorale du PCF reste très fragile : 2,3 % à la présidentielle de 2022, 2,4 % aux européennes de 2024, et une petite dizaine de députés seulement à l’Assemblée nationale. Les municipales de 2026 doivent donc, pour le parti, servir de démonstration : montrer que son réseau d’élus locaux, bien que réduit, reste un socle politique capable de résister au RN et de peser dans les futurs rapports de force à gauche.
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