Dans un message offensif publié sur X, Rachida Dati dénonce 25 ans de gestion Hidalgo-Grégoire, évoquant 12 milliards d’euros de dette, 90 % de hausse d’impôts et les polémiques Tahiti et notes de frais, pour défendre les contribuables parisiens à l’approche des municipales.
Dans un message publié sur X, la ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris, Rachida Dati, résume en quelques chiffres sa critique de la gestion d’Anne Hidalgo et de son premier adjoint Emmanuel Grégoire: « 25 ans d’Hidalgo-Grégoire: 12 milliards d’euros de dette, 90 % de hausse d’impôts, le scandale de Tahiti et des notes de frais… Les Parisiens payent toujours plus et ont toujours moins », écrit-elle, en s’adressant directement aux contribuables parisiens. Son post s’inscrit dans une séquence où la droite parisienne martèle l’idée d’un « système Hidalgo » qui ferait peser sur les classes moyennes le coût d’une gestion jugée dispendieuse.
Une offensive centrée sur la dette et la probité financière
Depuis plusieurs années, l’opposition de droite au Conseil de Paris accuse la majorité municipale d’avoir laissé filer l’endettement de la capitale. Le groupe Changer Paris, qui soutient Rachida Dati, évoque désormais une dette pouvant atteindre 12 milliards d’euros à l’horizon 2026, tout en pointant la hausse marquée de la fiscalité locale sur les propriétaires et les résidences secondaires. De son côté, la Ville de Paris conteste régulièrement certains montants mis en avant par ses opposants et met en avant ses propres chiffres issus des comptes administratifs, tandis que la Cour des comptes a déjà critiqué des « artifices comptables » dans la gestion municipale.
En ajoutant « le scandale de Tahiti et des notes de frais » à sa liste de griefs, Rachida Dati réactive également les polémiques qui visent Anne Hidalgo sur le terrain de la probité. Le voyage de la maire en Polynésie, à l’occasion de la préparation des épreuves de surf des Jeux olympiques, fait l’objet d’une enquête préliminaire du Parquet national financier pour prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics, selon plusieurs médias. Plus récemment, des révélations sur les notes de frais de la maire de Paris, publiées notamment par Mediapart et Le Point, ont relancé le débat sur l’usage de l’argent public à l’Hôtel de Ville, même si Anne Hidalgo conteste ces accusations et a porté plainte pour dénonciation calomnieuse.
En concentrant en une seule phrase dette, impôts, voyage à Tahiti et frais de représentation, Rachida Dati cherche à installer un contraste net entre la « France qui travaille et paye ses impôts » et une équipe municipale qu’elle présente comme déconnectée des priorités des Parisiens. Ce cadrage lui permet de marteler l’idée que les électeurs, et en particulier les contribuables, auraient aujourd’hui « moins de services » pour « toujours plus de prélèvements », ligne qui devrait rester au cœur de sa campagne jusqu’aux municipales de 2026.
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