Liste des candidats pour la campagne de Paris :
| Écologie | déclaré | |
| Horizons | déclaré | |
| Parti Anticapitaliste | déclaré | |
| NPP | déclaré | |
| LR | déclaré | |
| PS | déclaré | |
| Reconquête ! | déclaré | |
| RN | déclaré | |
| LO | déclaré |
Anne Hidalgo apporte son soutien officiel à Emmanuel Grégoire (PS) pour la mairie de Paris, tout en excluant toute alliance avec La France insoumise.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, a rompu des mois de silence en apportant son soutien officiel à Emmanuel Grégoire pour les élections municipales de mars 2026. Dans un entretien accordé aux Échos ce mardi 20 janvier, l’édile a confirmé qu’elle voterait pour son ancien premier adjoint, désigné candidat du Parti socialiste (PS) après sa victoire à la primaire de juin 2025. Cette déclaration intervient alors que les relations entre les deux élus s’étaient considérablement refroidies depuis deux ans.
Le ralliement de la maire sortante est assorti d’une condition explicite concernant la stratégie d’alliance. Anne Hidalgo a réaffirmé son opposition stricte à toute coalition intégrant La France insoumise (LFI), qualifiant la ligne de Jean-Luc Mélenchon d’impasse pour la gauche. Elle a précisé que son appui était conditionné au maintien de cette distance vis-à-vis du mouvement insoumis, une position qu’Emmanuel Grégoire a également affichée durant sa campagne.
Ce soutien marque la fin d’une période de tensions publiques au sein de la majorité municipale. Anne Hidalgo avait initialement soutenu le sénateur Rémi Féraud lors de la compétition interne, reprochant à Emmanuel Grégoire un manque de loyauté, notamment durant la polémique liée à son déplacement en Polynésie en 2023. Interrogée sur son mutisme prolongé, la maire a invoqué son devoir de réserve institutionnel pour justifier l’absence de mention du candidat lors de ses vœux de nouvelle année.
À deux mois du scrutin, ce ralliement intervient dans un contexte électoral disputé. Selon les dernières enquêtes d’opinion d’IFOP et Elabe publiées en janvier 2026, la liste d’union menée par Emmanuel Grégoire recueille environ 33 % des intentions de vote, devant sa principale adversaire, Rachida Dati (LR), créditée de 26 %. Le candidat socialiste, qui bénéficie désormais du poids politique de la maire sortante, doit toutefois concilier la défense du bilan municipal avec une volonté de renouvellement pour convaincre l’électorat parisien.
