Accueil #VoteTaFranceParis 2026 : Agnès Evren détaille la ligne Dati, entre audit financier, tolérance zéro et propreté retrouvée

Paris 2026 : Agnès Evren détaille la ligne Dati, entre audit financier, tolérance zéro et propreté retrouvée

par Rédaction Figures Publiques

Dans un entretien à CNEWS, la sénatrice LR Agnès Evren dresse un bilan très critique des mandats d’Anne Hidalgo et présente les grandes lignes du projet de Rachida Dati pour Paris 2026: audit indépendant des finances, police municipale armée, renforcement de la vidéoprotection, priorité à la propreté et refonte des mobilités, avec une ligne affichée de « tolérance zéro » face à la délinquance.

Sénatrice LR de Paris et élue du 15e arrondissement, Agnès Evren assume une campagne de rupture si Rachida Dati conquiert l’Hôtel de Ville en 2026. Dans un entretien accordé à CNEWS, elle dresse un réquisitoire sévère contre le bilan d’Anne Hidalgo et esquisse les principaux axes du projet porté par la ministre de la Culture, autour des finances, de la sécurité, de la propreté et des mobilités.

Un audit indépendant des finances municipales

Pour Agnès Evren, vingt-cinq ans de gestion de gauche à Paris se traduisent par une « accumulation d’échecs » et une situation budgétaire qu’elle juge « affolante ». Elle pointe une dette municipale d’environ 12 milliards d’euros et une forte hausse des impôts locaux, malgré les engagements initiaux de la majorité sortante. Le bilan de la gauche n’est pas médiocre, il est mauvais, insiste-t-elle, en estimant que la Ville est « asphyxiée » par son endettement.

En cas de victoire de Rachida Dati, la droite parisienne promet de lancer un audit financier indépendant pour analyser la trajectoire budgétaire de la capitale et l’usage des fonds publics. L’objectif affiché est de rendre plus lisible pour les contribuables la façon dont est employé « l’argent des Parisiens ».

Une ville jugée « anxiogène » par ses habitants

Agnès Evren décrit une dégradation générale du cadre de vie: propreté jugée insuffisante, voirie abîmée, affichage sauvage, tags, mais aussi baisse de l’attractivité résidentielle. Elle rappelle la perte de 135 000 habitants en dix ans selon les statistiques de l’Insee, avec des familles qui quittent Paris faute de logements adaptés ou de qualité de vie suffisante.

Elle alerte par ailleurs sur un risque de « désert médical » dans certains quartiers, où le nombre de médecins rapporté à la population serait inférieur à celui de certains territoires ruraux, avec une forte proportion de praticiens de plus de 60 ans. Sur la question du logement, elle défend l’idée de réserver davantage de logements abordables aux classes moyennes et aux professions indispensables au fonctionnement de la ville, comme les soignants, enseignants ou forces de sécurité, tout en refusant « la ghettoïsation » et en prônant une meilleure répartition du parc social.

Tolérance zéro et police municipale armée

Interrogée sur la sécurité, Agnès Evren affirme que 86 % des militants LR parisiens citent ce sujet comme priorité, selon une consultation interne. Elle accuse Anne Hidalgo et son équipe de « déni » face aux violences du quotidien et évoque l’augmentation des coups et blessures volontaires et la place croissante des mineurs non accompagnés dans la délinquance, en s’appuyant sur les données de la préfecture de police et du ministère de l’Intérieur.

La droite parisienne propose deux axes. D’abord, transformer la police municipale en véritable force de proximité, mieux formée, armée et dotée de compétences élargies: contrôles d’identité dans un cadre défini par la loi, accès à certains fichiers, intervention sur les délits du quotidien, notamment les outrages sexistes aggravés. Agnès Evren chiffre l’armement individuel aux alentours de 700 euros par agent, en se référant à des travaux de l’Institut Montaigne, soit environ 3,5 millions d’euros pour un effectif cible de 5 000 agents.

Ensuite, renforcer le maillage de vidéoprotection avec un centre de supervision urbain couvrant jusqu’à 4 000 sites, en priorité autour des écoles, des équipements sportifs et des lieux de forte fréquentation. Elle met en avant l’usage de l’intelligence artificielle pour détecter plus rapidement certaines situations et complète ce dispositif par un plan d’éclairage, en ciblant les rues jugées insuffisamment éclairées, notamment pour la sécurité des femmes. CNEWS

Agnès Evren assume l’inspiration revendiquée par Rachida Dati d’une politique de « tolérance zéro » pour la délinquance dans l’espace public, en citant l’exemple de New York sous la mandature de Rudolph Giuliani. Pour elle, Paris doit envoyer un signal clair à ceux qui « pourrissent la vie des gens », tout en restant dans le cadre du droit français.

Propreté, mobilités, services publics: le reste du projet Dati

Sur la propreté, la sénatrice décrit un « échec de gestion » de la majorité sortante, rappelant que les enquêtes d’opinion disponibles donnent régulièrement une majorité de Parisiens insatisfaits. Elle propose une présence accrue sur le terrain, la vidéoverbalisation, des amendes réellement appliquées, des horaires étendus pour les équipes de propreté et, le cas échéant, une part de privatisation de certains services, afin d’obtenir des résultats plus rapides et plus visibles.

Côté mobilités, Agnès Evren critique des aménagements jugés improvisés, notamment certaines pistes cyclables « sans logique concrète ». Elle plaide pour un véritable plan de déplacements à l’échelle de la ville, un schéma plus cohérent des circulations et une sortie de la « mise en concurrence » des modes de transport. L’objectif affiché est de « redonner de la place aux piétons » tout en organisant mieux l’articulation entre vélos, transports collectifs et circulation automobile.

La sénatrice s’attarde aussi sur le fonctionnement interne de la Ville: 52 000 agents municipaux, un taux d’absentéisme d’environ 9,4 % selon les indicateurs qu’elle cite, et un besoin, selon elle, de réorienter davantage de personnels vers le terrain plutôt que vers les fonctions administratives. Elle lie cette réflexion à la question des impôts locaux et à l’exigence d’exemplarité dans la dépense publique.

Un face-à-face annoncé avec Anne Hidalgo et la gauche radicale

Sur le plan politique, Agnès Evren estime que Rachida Dati peut dépasser les clivages partisans classiques en se présentant comme une figure de « rupture » capable de parler à l’ensemble des quartiers, de l’est comme de l’ouest parisien. Elle minimise le risque de division entre la droite et le centre, malgré la candidature de Pierre-Yves Bournazel, et présente surtout comme danger la progression de La France insoumise, portée à Paris par Sophia Chikirou, qu’elle craint de voir influencer le Parti socialiste vers « toujours plus de radicalité ».

Cet article vous a-t-il été utile ?
Oui0Non0

En savoir plus sur Figures Publiques

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00

Blocage de publicités détecté

Merci de nous soutenir en désactivant votre extension AdBlocker pour notre site web.