Liste des candidats pour la campagne de Paris :
| Écologie | déclaré | |
| Horizons | déclaré | |
| Parti Anticapitaliste | déclaré | |
| NPP | déclaré | |
| LR | déclaré | |
| PS | déclaré | |
| Reconquête ! | déclaré | |
| RN | déclaré | |
| LO | déclaré |
La ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris a réaffirmé lundi ses ambitions pour la capitale lors d’une intervention sur BFMTV. Rachida Dati assure qu’en cas de victoire au second tour le 22 mars 2026, les premiers effets de son plan d’urgence pour la propreté seraient visibles dès le lendemain.
Rachida Dati dresse un constat sévère de l’état actuel de la voirie parisienne, qualifiant certains secteurs de totalement insalubres. La maire du 7e arrondissement fonde sa promesse sur une réorganisation immédiate des services de propreté plutôt que sur une augmentation des moyens financiers. Elle estime que le budget actuel de 800 millions d’euros est suffisant, mais déplore une coordination défaillante. Selon la candidate, une trop grande part des effectifs, soit environ deux tiers des 7 500 agents qu’elle comptabilise, serait affectée à des tâches administratives au détriment du terrain. Les chiffres officiels de la Ville de Paris font état, de leur côté, de 6 300 agents de propreté.
Pour atteindre cet objectif de rapidité, l’ancienne garde des Sceaux propose de privatiser la collecte des déchets, considérant que cette mission ne relève pas directement de la tâche d’un maire. Elle souhaite concentrer l’action municipale sur la coordination et le nettoyage intensif. Cette proposition de transfert au secteur privé constitue l’un des piliers de son programme pour « Changer Paris », aux côtés de la création d’une brigade de la propreté dédiée aux interventions d’urgence.
Toutefois, la mise en œuvre d’une privatisation dès la première semaine de mandat se heurterait à des contraintes juridiques et administratives. Le code des marchés publics impose en effet des procédures d’appels d’offres rigoureuses et des délais de mise en concurrence qui s’étendent généralement sur plusieurs mois. De plus, une telle décision devrait être préalablement débattue et votée lors des premières séances du nouveau Conseil municipal de Paris, dont l’installation est prévue entre le vendredi 27 et le dimanche 29 mars 2026 pour les communes ayant nécessité un second tour.
