Liste des candidats pour la campagne de Toulouse :
| PS | déclaré | |
| Reconquête ! | déclaré | |
| RN | déclaré | |
| LR | déclaré | |
| RP | déclaré | |
| indéterminé | déclaré | |
| LFI | déclaré | |
| indéterminé | déclaré |
À 42 jours du premier tour des élections municipales, prévu le 15 mars 2026, la tension monte d’un cran dans la Ville rose. Par la voix de son porte-parole, Pierre Esplugas-Labatut, l’équipe de campagne du maire sortant Jean-Luc Moudenc a vivement réagi ce 2 février à la présentation de la liste conduite par le socialiste François Briançon.
Dans un communiqué intitulé « Une liste d’apparatchiks », la majorité sortante dénonce une composition qu’elle juge déconnectée de la société civile. Selon les chiffres avancés par le camp Moudenc, la liste de « La gauche unie pour Toulouse » ne compterait que 4 représentants non issus du monde politique sur 71 candidats.
Une alliance sous le feu des critiques
Le porte-parole de la liste « Protégeons l’avenir de Toulouse » pointe du doigt un déséquilibre politique au profit des écologistes et des « archipeliens ». Selon lui, la domination de ces courants (27 candidats contre 16 pour le Parti socialiste) marquerait un tournant idéologique majeur, notamment par leur opposition historique à des projets structurants tels que la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Toulouse-Bordeaux, l’autoroute A69 ou le développement du secteur aéronautique.
Cette orientation est qualifiée par l’équipe de Jean-Luc Moudenc d’ « affront » envers la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, pourtant soutien affiché de François Briançon au début de la campagne. Le camp du maire y voit également le signe d’une fusion inéluctable au second tour avec la liste de François Piquemal (« Demain Toulouse »).
Polémique autour de la sécurité
Le communiqué soulève par ailleurs une controverse liée à la sécurité, l’un des thèmes majeurs du scrutin. La présence sur la liste de gauche d’une candidate ayant relayé le slogan « ACAB » (All Cops Are Bastards) sur les réseaux sociaux est fermement condamnée par l’équipe sortante.
Pour Pierre Esplugas-Labatut, ce choix est jugé incompatible avec la mission d’un élu municipal et de nature à inquiéter les administrés sur la future gestion des forces de l’ordre. En réponse, la liste « Protégeons l’avenir de Toulouse » revendique son propre modèle :
- une composition intégrant 50 % de candidats issus de la société civile ;
- une promesse de stabilité, en garantissant que la liste restera identique entre les deux tours de l’élection.
Cette offensive médiatique marque une nouvelle étape dans l’affrontement entre le maire sortant et ses opposants, alors que les principaux candidats entament la dernière ligne droite de la campagne électorale.
