À moins de deux mois du premier tour des élections municipales de mars 2026, François Piquemal a franchi une étape clé de sa campagne. Le député de la Haute-Garonne et tête de la liste « Demain Toulouse » a présenté, mercredi 28 janvier, les 71 noms qui l’accompagneront pour tenter de ravir le Capitole à Jean-Luc Moudenc.
Cette liste rassemble plusieurs composantes de la gauche radicale et écologiste, notamment La France Insoumise (LFI), le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), l’Assemblée des Quartiers (ADQ) et le Collectif pour une Écologie Populaire (CEP). Elle se veut le reflet d’une « union de rupture » face à la majorité sortante.
Une composition entre figures politiques et société civile
Sans surprise, François Piquemal occupe la première place, suivi de l’historienne Agathe Roby (LFI) et du responsable associatif Salah Amokrane (ADQ). La liste intègre également des parlementaires comme Anne Stambach-Terrenoir (68e) et Hadrien Clouet (31e) en positions de soutien, ainsi que des figures locales du militantisme social.
Le candidat met en avant la diversité sociologique de son équipe, qui comprend des enseignants, des ouvriers, des travailleurs du secteur associatif et des agents publics. Parmi les profils notables figurent Anissa Benyoub (12e), boxeuse et coach sportif à Bagatelle, ou encore Kouider Lekhal (23e), conducteur de transport de personnes. La liste affiche une moyenne d’âge volontairement jeune, avec plusieurs étudiants comme Ismaël Youssouf Huard (21e) ou Ikram Tigha (28e).

Un programme axé sur la « parité sociale » et l’écologie
Lors de cette présentation, François Piquemal a réaffirmé ses priorités : le logement, la gratuité des transports pour les jeunes et la création de centres de santé municipaux. Il insiste sur le concept de « parité sociale », visant à donner une place prépondérante aux catégories populaires, qu’il estime sous-représentées dans les instances actuelles.
Cette annonce intervient dans un climat de vive tension entre les différentes listes de gauche. François Briançon, candidat socialiste de « La gauche unie pour Toulouse », a également présenté ses colistiers, s’attirant les foudres du camp de Jean-Luc Moudenc. L’équipe du maire sortant a qualifié la liste de François Briançon de « liste d’apparatchiks », tout en surveillant de près les velléités de fusion entre les deux blocs de gauche au second tour.
Les forces en présence pour le scrutin de mars
Le paysage électoral toulousain se précise. D’un côté, la liste de François Piquemal assume un ancrage à gauche de la gauche, tandis que François Briançon tente de maintenir une ligne sociale-démocrate malgré les critiques sur son alliance avec certains écologistes. Face à eux, Jean-Luc Moudenc mise sur une liste « Protégeons l’avenir de Toulouse » composée à 50 % de membres issus de la société civile, prônant la stabilité et la sécurité.
La campagne entre désormais dans sa phase finale. Les candidats multiplieront les réunions publiques dans les semaines à venir, à l’image du rassemblement prévu par « Demain Toulouse » pour détailler le fonctionnement des futures « coopératives de quartier ».
