Liste des candidats pour la campagne de Saint-Étienne :
| LO | déclaré | |
| DVD | déclaré | |
| LR | déclaré | |
| RN | déclaré | |
| PS | déclaré | |
| MoDem diss. | déclaré | |
| Horizons | déclaré | |
| LFI | déclaré |
À l’approche des élections municipales de mars 2026, Romain Brossard sollicite une nouvelle fois les suffrages des Stéphanois. Pour sa troisième candidature consécutive, le représentant de Lutte ouvrière (LO) maintient une ligne politique centrée sur la défense des travailleurs et la contestation du système capitaliste, reléguant les dossiers techniques municipaux au second plan.
Un programme axé sur la condition sociale des travailleurs
Interrogé par Le Progrès sur l’absence de mesures spécifiques à la gestion de la ville de Saint-Étienne, Romain Brossard récuse toute forme d’imprécision. Il affirme que son programme est « le plus concret de tous » car il s’attache directement aux conditions de vie des administrés, notamment le pouvoir d’achat et l’emploi. Le candidat refuse de se plier à l’exercice des promesses électorales locales, qu’il qualifie de « plans de carrière politiciens ».
Sa campagne se veut être un réceptacle de la « colère du monde du travail » se confie-t-il au Progrès. Romain Brossard met en avant les difficultés quotidiennes des salariés, des chômeurs et des retraités face à l’inflation et à l’augmentation du coût de la vie. Il dénonce une situation où les efforts demandés aux travailleurs ne se traduisent pas par une amélioration de leur niveau de vie, citant l’exemple des retraités contraints de restreindre leur chauffage par manque de moyens.
Une vision de la gestion publique par la base
La philosophie de la liste Lutte ouvrière repose sur l’idée que les travailleurs sont les plus légitimes pour organiser la vie de la cité. Romain Brossard oppose l’expertise de terrain des employés stéphanois à celle des professionnels de la politique. En se présentant comme une liste sans « mensonges ni promesses » non tenues, LO entend proposer une alternative radicale à la gestion traditionnelle des collectivités locales.
L’ancrage de la liste se situe donc sur le terrain de la lutte sociale plutôt que sur celui de l’aménagement urbain classique. Le candidat insiste sur le fait que les véritables leviers de changement pour les habitants ne se situent pas dans des délibérations municipales techniques, mais dans le rapport de force face aux intérêts financiers et industriels qui impactent le bassin d’emploi stéphanois.
