Accueil #VoteTaFranceMunicipales à Paris : le parti d’Aymeric Caron rompt avec LFI et part en solo dans le 18e

Municipales à Paris : le parti d’Aymeric Caron rompt avec LFI et part en solo dans le 18e

par Rédaction Figures Publiques
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Le message est désormais clair: Révolution écologique pour le vivant (REV), le micro parti fondé par Aymeric Caron, ne fera pas liste commune avec La France insoumise aux municipales parisiennes de 2026. Selon Le Parisien, le député apparenté LFI a officialisé vendredi qu’il présenterait sa propre liste dans le 18e arrondissement.

Dans une vidéo diffusée sur ses réseaux, Aymeric Caron explique que les discussions engagées avec le mouvement de Jean Luc Mélenchon n’ont pas abouti. D’après le Huffington Post, il assume désormais une stratégie d’autonomie, au moins dans son bastion électoral.
Cette rupture marque un virage par rapport à 2020, lorsqu’REV s’était allié à LFI dans la capitale. Wikipédia rappelle notamment que le parti écologiste et antispéciste avait alors obtenu une tête de liste dans le 14e arrondissement grâce à cet accord.

En toile de fond, REV cherche aussi à exister comme force politique identifiable, avec un corpus très marqué à gauche, axé sur l’écologie de rupture et la cause animale. Sur son propre site, le parti revendique une écologie antispéciste et anticapitaliste, en rupture avec ce qu’il qualifie d’ »écologie molle ».

Résultat: à moins de quatre mois des municipales des 15 et 22 mars 2026, une nouvelle liste vient s’ajouter au paysage déjà très chargé de la gauche parisienne.

Le 18e arrondissement au coeur du désaccord

Le coeur du clash se situe dans le 18e arrondissement, où Aymeric Caron est député. Wikipédia rappelle qu’il y a conquis en 2022 la 18e circonscription de Paris, couvrant notamment une large partie du 18e.

Selon Yahoo Actualités, le point de rupture a été l’investiture par LFI de Danièle Obono comme tête de liste dans cet arrondissement. REV espérait manifestement une autre configuration, avec un rôle central pour son fondateur.

Dans sa communication, Aymeric Caron estime qu’aucun accord satisfaisant n’a pu être trouvé avec les Insoumis. D’après le Huffington Post, il confirme qu’REV présentera une liste autonome « au moins dans le 18e », laissant ouverte la question d’autres éventuelles listes ailleurs dans la capitale.

Pour LFI, ce choix complique la promesse d’un « Nouveau Paris populaire » portée par Sophia Chikirou, désormais candidate officielle à la mairie de Paris. Le Monde et Wikipédia rappellent qu’elle a été investie par les Insoumis le 14 novembre, avec un dispositif censé s’appuyer sur les députés parisiens dans les différents arrondissements.
Concrètement, le 18e risque donc de devenir le symbole d’une concurrence interne entre formations alliées à l’Assemblée nationale mais divergentes sur la stratégie municipale.

Une écologie de rupture face à une gauche fragmentée

Sur le fond, REV ne se résume pas à un simple appendice de LFI. Le parti se définit comme antispéciste, écologiste radical et non violent, avec une priorité affichée: le respect du vivant sous toutes ses formes, humaines et non humaines.

Cette ligne tranche avec les écologistes classiques et complique encore un peu plus la lisibilité de l’offre à gauche. Déjà, les Parisiennes et Parisiens devront arbitrer entre les candidatures officiellement déclarées d’Emmanuel Grégoire pour le Parti socialiste, Ian Brossat pour le Parti communiste français, David Belliard pour Les Ecologistes, Sophia Chikirou pour LFI, Pierre Yves Bournazel pour Horizons soutenu par Renaissance, Rachida Dati pour Les Républicains et Thierry Mariani pour le Rassemblement national et ses alliés.
Dans ce paysage déjà chargé, l’arrivée d’une liste REV autonome dans le 18e renforce l’impression de morcellement du camp progressiste, notamment dans les arrondissements populaires de l’est parisien.

D’un point de vue stratégique, REV semble parier sur un score suffisant pour peser dans d’éventuelles négociations de second tour, voire obtenir des élus de quartier sur son nom propre. C’est un calcul risqué: dans un scrutin à forte prime majoritaire, une dispersion des voix peut aussi offrir un avantage relatif aux blocs plus unifiés.

Reste une question simple mais lourde: pour les électeurs de gauche de la Goutte d’Or à La Chapelle, la multiplication des étiquettes n’aboutira-t-elle pas, in fine, à affaiblir le poids global de leur camp au Conseil de Paris?

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