Candidat aux élections municipales de mars prochain à Lyon, Jean-Michel Aulas affirme vouloir mettre fin aux situations qu’il qualifie d’« immigration illégale durablement tolérées » dans la ville d’ici au 31 décembre 2026. Cette orientation figure parmi les axes de son programme de campagne, détaillés dans un entretien accordé à La Tribune de Lyon.
L’ancien président de l’Olympique lyonnais déclare vouloir inscrire son action dans une « politique coordonnée avec l’État », qu’il reconnaît comme compétent en matière de droit des étrangers. Il affirme également la nécessité de distinguer les personnes relevant de dispositifs de protection de celles relevant d’autres cadres juridiques, estimant que « l’humanisme n’est pas une absence de règles ».
Selon Jean-Michel Aulas, l’objectif affiché est qu’« au 31 décembre 2026, il n’y ait plus de situations d’immigration illégale durablement tolérées à Lyon ». Le candidat ajoute que « laisser des personnes durablement dans l’illégalité ou dans l’errance n’est ni humain ni responsable » et affirme que la Ville ne doit pas être « complice des filières clandestines et des passeurs ».
Dans cette perspective, il indique que l’action municipale passerait notamment par l’évacuation de campements et d’occupations de bâtiments, y compris des écoles ou des lieux de culte, en lien avec les services de l’État. Il évoque également un renforcement de la lutte contre les réseaux de passeurs et affirme ne plus vouloir que Lyon soit perçue comme un territoire permettant une installation durable « sans règles ».
Le candidat critique le bilan de la majorité sortante conduite par Grégory Doucet, estimant que certaines politiques auraient confondu « compassion et renoncement à l’action ». Il propose par ailleurs l’organisation d’« assises locales de l’accueil et de la sécurité » ainsi que la création d’une police métropolitaine des transports.
Jean-Michel Aulas affirme cependant se démarquer de toute ligne portée par l’extrême droite. Il déclare refuser « de céder aux extrêmes » et rejette les accusations de populisme formulées par certains de ses opposants. Selon lui, ne pas aborder ces sujets par crainte de caricature reviendrait à « laisser le terrain aux extrêmes ».
D’après un sondage OpinionWay pour Lyon Mag, publié fin décembre, Jean-Michel Aulas recueillerait 46 % des intentions de vote, devant le maire sortant crédité de 25 %.
