jeudi 12 mars 2026
Municipales 2026 : LR rejette l'offre d'alliance de Jordan Bardella

Municipales 2026 : LR rejette l’offre d’alliance de Jordan Bardella

par Rédaction Figures Publiques
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Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a proposé ce samedi 7 février 2026 la constitution de « listes d’union » avec Les Républicains (LR) pour le second tour des élections municipales. Cette main tendue, conditionnée à un accord sur la sécurité et la laïcité, vise officiellement à faire barrage à « l’extrême gauche » dans les villes où elle serait en mesure de l’emporter.

Cette stratégie de rassemblement se heurte toutefois à une fin de recevoir catégorique de la part des figures historiques des Républicains. Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, a affirmé sur BFMTV être « résolument opposé » aux dirigeants du RN, dénonçant une volonté de « conquérir le pouvoir à tout prix ». De son côté, l’ancien Premier ministre Michel Barnier a exclu toute alliance sur LCI, rappelant que la droite républicaine doit privilégier l’unité avec les formations du centre plutôt qu’avec l’extrême droite.

Au sein de l’état-major de la droite, cette proposition est perçue comme une manœuvre de déstabilisation à l’approche du scrutin des 15 et 22 mars prochains. Le sénateur Stéphane Piednoir dénonce une « tentative d’OPA sur la droite républicaine », tandis que Max Brisson, porte-parole du groupe LR au Sénat, y voit un « piège » destiné à souligner les contradictions internes du parti. La crainte principale des cadres LR reste l’effacement de leur sensibilité politique au profit d’une absorption par le bloc nationaliste.

Malgré ce refus des instances nationales, la ligne de « cordon sanitaire » présente des fissures localement. Si la direction du parti, par la voix de Bruno Retailleau, maintient la consigne « pas une voix pour la gauche » sans pour autant valider d’accords d’appareils, certains élus comme le sénateur Etienne Blanc ne s’opposent pas au principe d’un retrait en faveur du candidat le mieux placé pour battre LFI. À Nîmes, une conseillère municipale a déjà quitté la majorité LR pour rejoindre une liste d’union RN-UDR, illustrant la porosité de la base militante dans certains territoires.

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