À l’approche des élections municipales de mars 2026, la fédération Les Républicains des Yvelines accélère la préparation de la campagne. Sous l’impulsion de son président Othman Nasrou, le parti avance ses investitures, consolide ses soutiens et affiche une ambition claire : conserver ses positions et reconquérir les villes perdues en 2020.
À deux mois et demi du scrutin des 15 et 22 mars, la fédération des Les Républicains dans les Yvelines entend aborder les municipales avec un objectif assumé. Pour son président, Othman Nasrou, ancien secrétaire d’État devenu l’un des cadres du parti dirigé par Bruno Retailleau, il s’agit de capitaliser sur ce qu’il décrit comme une « bonne dynamique » pour « reprendre tout ce qui avait été perdu en 2020 » sans « perdre une seule mairie ». La ligne est résumée par une formule : « être présents partout ».
Juste avant les fêtes, la fédération, qui revendique 55 maires encartés dans le département, a délivré une première série d’investitures, principalement dans les communes les plus importantes. Elle a également affiché son soutien à des candidats extérieurs au parti mais jugés compatibles. Othman Nasrou revendique des choix effectués « en toute liberté » et récuse l’idée d’un accord départemental global avec les autres formations de droite et du centre, affirmant qu’il n’existe « que des situations locales ».
Dans les villes de plus de 30 000 habitants, les décisions relèvent de la commission nationale d’investiture et la continuité prévaut. À Sartrouville, le maire sortant Pierre Fond est réinvesti, même s’il n’a pas encore officialisé sa candidature. À Plaisir, Joséphine Kollmannsberger est soutenue pour briguer un troisième mandat. À Versailles, la fédération apporte son appui à François de Mazières, non encarté, présenté comme « incontournable », tout en rappelant la présence d’élus LR au sein du conseil municipal.
La stratégie d’ouverture se confirme dans plusieurs communes dirigées par des élus Horizons. Les LR soutiennent Arnaud Péricard à Saint-Germain-en-Laye, Laurent Brosse à Conflans-Sainte-Honorine et Raphaël Cognet à Mantes-la-Jolie. À Chatou, la fédération soutient Éric Dumoulin, divers droite, en soulignant le rôle de Michèle Grellier, cheffe de file LR locale.
Certaines situations restent toutefois sensibles. À Poissy, un affrontement oppose la maire sortante Sandrine dos Santos à Karl Olive. Le cas est qualifié de « compliqué » et une décision est attendue courant janvier. À Trappes, la fédération travaille à un rassemblement le plus large possible pour tenter de battre le maire sortant Ali Rabeh, élu sous l’étiquette Génération.s.
Dans les communes de taille intermédiaire, les LR distinguent celles à reconquérir et celles à conserver. Au Vésinet, la fédération mise sur Thibaut Gripoix, battu de 46 voix en 2020, pour tenter de reprendre la mairie après le mandat de Bruno Coradetti. À Maisons-Laffitte, après le départ annoncé de Jacques Myard, le soutien va à Franck Lelièvre, présenté comme un choix de continuité et de renouvellement. À Rambouillet, Véronique Matillon est de nouveau investie pour conserver une mairie historiquement ancrée à droite.
D’autres arbitrages restent en suspens, notamment à Croissy-sur-Seine, au Chesnay-Rocquencourt ou à Houilles. Othman Nasrou assure toutefois que les LR y présenteront des listes. Même face à des maires de droite, comme à Voisins-le-Bretonneux, la fédération entend être présente lorsque les conditions de travail commun ne sont pas réunies. Pour le président départemental, la ligne est claire : le soutien n’est accordé qu’aux candidats prêts à s’inscrire dans une démarche collective avec Les Républicains.
