Le suspense n’aura pas duré. D’après un sondage Ifop commandé par le collectif « Saint-Étienne Ensemble 2026 », c’est Dino Cinieri, 70 ans, conseiller régional et ancien député de la Loire, qui conduira la liste d’union de la droite et du centre pour les prochaines municipales. Le collectif, qui réunit sept formations (Les Républicains, Renaissance, Horizons, Modem, UDI, Parti radical et Parti radical de gauche), avait annoncé depuis plusieurs mois qu’il recourrait à un sondage pour trancher entre cinq prétendants : Quentin Bataillon, Zahra Bencharif, Alain Berthéas, Lionel Boucher et Dino Cinieri. Selon France Bleu et Le Progrès, l’enquête a été réalisée du 3 au 9 septembre auprès d’environ 600 Stéphanois inscrits sur les listes électorales.
Cinieri, le plus connu et le mieux perçu
Toujours selon Le Progrès, 53 % des personnes interrogées disent connaître Dino Cinieri, contre 36 % pour Lionel Boucher et 34 % pour Quentin Bataillon. 41 % des sondés affirment avoir une bonne opinion de lui et 40 % considèrent qu’il ferait un bon maire. À la question décisive — « Qui souhaiteriez-vous voir conduire la liste de la droite et du centre ? » —, il obtient 21 % des suffrages, devant ses concurrents ex-aequo à 15 % confirme France Bleu. Ces résultats confortent une candidature « prévisible », largement anticipée depuis sa démission de l’Assemblée nationale fin 2023 pour raisons de cumul de mandats, mais aussi pour préparer cette échéance municipale souligne If Saint-Étienne.
Une campagne déjà engagée
Vice-président du Parc naturel régional du Pilat et élu régional proche de Laurent Wauquiez, Dino Cinieri se positionne désormais comme le candidat du rassemblement de la droite « traditionnelle » et du centre. Dans une déclaration relayée par If Saint-Étienne, il a salué « la confiance des Stéphanoises et des Stéphanois » tout en rappelant que « ce sondage n’est pas l’élection ». Le collectif « Saint-Étienne Ensemble 2026 » entend bâtir une plateforme commune face aux trois pôles adverses : la gauche conduite par Régis Juanico, le Rassemblement national, et la majorité sortante de Gaël Perdriau, dont la situation judiciaire rend incertaine une éventuelle candidature.
Un choix qui engage toute la droite locale
Pour Le Progrès, la hiérarchie au sein du sondage laisse entrevoir une droite stéphanoise en reconstruction, encore marquée par l’affaire Perdriau. Reste à savoir si les quatre candidats non retenus s’engageront loyalement derrière Cinieri. Le collectif n’a pas encore précisé la composition de la liste, ni la répartition des postes pour les alliés. Une chose est sûre : la campagne municipale est désormais lancée, et Saint-Étienne s’apprête à vivre une bataille politique qui dépassera largement ses frontières communales.
