Accueil #VoteTaFranceMunicipales 2026 à Paris : Rachida Dati fait de la rue de Rivoli un symbole de sa campagne

Municipales 2026 à Paris : Rachida Dati fait de la rue de Rivoli un symbole de sa campagne

par Rédaction Figures Publiques
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Dans un nouveau message de campagne, Rachida Dati critique le réaménagement de la rue de Rivoli, qu’elle juge contraire au patrimoine parisien, et promet de « rééquilibrer les usages » de l’axe emblématique tout en lançant le débat sur l’esthétique et l’ordre dans l’espace public à l’approche des municipales 2026.

Avec un nouveau message publié ce week-end, Rachida Dati revient à la charge sur la rue de Rivoli. La ministre de la Culture et candidate de la droite à la mairie de Paris estime que l’axe emblématique du centre de la capitale a été réaménagé « sans vision ni respect pour son patrimoine » et dénonce la présence persistante de plots en plastique le long de la voirie.
Depuis 2020, la rue de Rivoli est devenue l’un des symboles de la politique de mobilité de l’équipe d’Anne Hidalgo. La circulation y est largement réservée aux vélos, piétons, bus, taxis et véhicules autorisés, les voitures particulières n’y ayant plus accès sur la quasi totalité du tracé.

Ce choix a permis de transformer la rue en axe cyclable majeur de la capitale, avec des niveaux de fréquentation à vélo et trottinette qui ont fortement augmenté ces dernières années, selon les comptages officiels de la Ville de Paris.

Pour les partisans de cette politique, Rue de Rivoli illustre la bascule vers une ville moins dépendante de la voiture et plus favorable aux mobilités douces. Pour ses opposants, elle symbolise au contraire une dégradation des conditions de circulation et une mise à l’écart des automobilistes, taxis et commerces.

Une candidate qui cible l’esthétique et le patrimoine

Dans son message, Rachida Dati vise moins l’existence de la piste cyclable en tant que telle que la manière dont l’espace a été aménagé. Elle dénonce une rue « réaménagée sans vision » et promet de « rééquilibrer les usages » pour que chaque nouveau projet soit une « reconquête esthétique et patrimoniale ».

Depuis plusieurs mois, la candidate multiplie les critiques contre ce qu’elle décrit comme un « chaos » dans l’espace public parisien, pointant les aménagements provisoires, le mobilier urbain jugé peu qualitatif et la multiplication des dispositifs temporaires. Sur RTL début novembre, elle affirmait déjà que la circulation dans la capitale était devenue illisible et promettait un plan d’ensemble pour remettre de l’ordre sur la voirie.

La rue de Rivoli s’inscrit dans ce récit politique. En s’attaquant à cet axe très visible, Rachida Dati parle à la fois aux automobilistes, aux commerçants et aux riverains qui estiment que les aménagements ont été décidés trop vite et avec trop peu de considération pour l’esthétique des lieux.

Dans le même temps, elle prend soin de ne pas promettre un retour pur et simple à la situation d’avant, mais met l’accent sur un « rééquilibrage » des usages, laissant entendre une révision des plans sans pour autant détailler encore le futur schéma de circulation sur cet axe.

Un débat plus large sur les usages de l’espace public

La controverse autour de la rue de Rivoli dépasse la seule question de cette artère. Elle s’inscrit dans un débat plus large sur l’usage de la voirie parisienne, entre priorité donnée aux mobilités actives, besoins des professionnels de la route, attentes des commerçants et demande de tranquillité des riverains.

Les associations pro-vélo mettent en avant le succès de l’axe cyclable, devenu l’un des plus empruntés de la capitale, et voient dans les critiques une remise en cause de la transition engagée depuis plusieurs années.

Les opposants, eux, dénoncent une accumulation d’aménagements jugés bricolés, une perte de repères pour les automobilistes et un sentiment de « saccage » du cadre parisien, thème déjà exploité par des collectifs comme « #SaccageParis », proches des milieux de droite.
En concentrant une partie de sa campagne sur ce type de dossiers concrets, Rachida Dati cherche à installer l’idée qu’une alternance à l’Hôtel de Ville permettrait à la fois de maintenir des axes apaisés et de restaurer ce qu’elle présente comme une exigence de lisibilité, de sécurité et de respect du patrimoine.

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