À l’approche des élections municipales de mars 2026, la question de la circulation et de son impact sur l’activité économique s’impose de nouveau dans le débat parisien. Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, a mis en cause la politique menée par l’exécutif municipal, en affirmant relayer les inquiétudes des commerçants.
Sur le réseau social X, Rachida Dati affirme que les commerçants parisiens font face à plusieurs difficultés, notamment pour les livraisons, l’accès des clients aux commerces et un sentiment d’insécurité. Selon elle, la mairie de Paris ne serait pas à l’écoute de ces préoccupations.
La candidate à l’Hôtel de Ville défend l’idée d’une ville « propre » et « sûre » et appelle à une révision du plan de circulation actuel, qu’elle juge responsable d’un « chaos » dans les déplacements. Elle assure vouloir remettre à plat ce dispositif afin de faciliter la vie quotidienne des Parisiens et l’activité des commerces de proximité.
Dans le même échange, Bertrand Lavaud estime que le plan de circulation a été conçu principalement pour réduire la place de la voiture dans la capitale. Selon lui, cette orientation aurait contribué à une circulation plus complexe et à des conséquences négatives pour le commerce parisien. Il affirme qu’une alternance municipale conduirait à modifier ce plan, en tenant compte des retours des commerçants.
Ces prises de position s’inscrivent dans un débat récurrent à Paris autour des politiques de mobilité, engagées depuis plusieurs années par la municipalité. Les questions d’accessibilité, de partage de l’espace public et de sécurité figurent parmi les thèmes centraux de la campagne municipale, régulièrement évoqués par les différents candidats.
À deux mois du scrutin, la circulation apparaît ainsi comme l’un des marqueurs forts de l’affrontement politique parisien, opposant les défenseurs du plan actuel à ceux qui plaident pour une réorientation au nom de l’activité économique et de la fluidité des déplacements.
