samedi 24 janvier 2026
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Municipales 2026 à Lyon : Jean-Michel Aulas étrille les promesses de Grégory Doucet

par Rédaction Figures Publiques
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Dans un communiqué au ton offensif, le mouvement Coeur lyonnais de Jean-Michel Aulas attaque les premières propositions de campagne du maire sortant Grégory Doucet pour les municipales 2026 à Lyon. Logement, pouvoir d’achat, sécurité: le camp Aulas dénonce des mesures « irréalistes » et un manque de crédibilité, tandis que l’écologiste défend une « nouvelle étape » centrée sur le quotidien des Lyonnais.

Jean-Michel Aulas n’a pas attendu pour entrer dans le duel lyonnais. Par la voix de son mouvement Coeur lyonnais, le candidat aux municipales de 2026 attaque frontalement les premières propositions de campagne du maire sortant, Grégory Doucet, qu’il juge « hors sol » et impossibles à mettre en œuvre.

Dans un communiqué daté du 10 novembre, Coeur lyonnais parle de « fausse mue » du candidat écologiste et estime qu’aucune des annonces dévoilées n’est réellement crédible. Le camp Aulas reproche à Grégory Doucet de promettre aujourd’hui ce qu’il n’aurait pas engagé durant tout son mandat: « Comment croire un maire qui n’a jamais engagé les mesures qu’il promet soudain maintenant ? » s’interroge le mouvement, allant jusqu’à écrire que « promettre de faciliter la vie après l’avoir rendue impossible n’inspire ni confiance ni adhésion ».

Côté écologiste, Grégory Doucet revendique au contraire l’ouverture d’une « nouvelle étape ». Dans un entretien à Tribune de Lyon, il explique vouloir passer d’un premier mandat centré sur les « transformations » et l’adaptation de la ville au dérèglement climatique à une phase où il s’agirait de « faciliter la vie des Lyonnais ». La liste qu’il mènera portera le nom « Vivre Lyon », avec des propositions axées sur le pouvoir d’achat, notamment des familles, et une attention renforcée aux plus modestes.

Ce virage social revendiqué est précisément ce que conteste Coeur lyonnais. Le mouvement accuse le maire sortant de « découvrir soudain les familles et les plus modestes » en fin de mandat, alors qu’il aurait, selon eux, négligé ces publics pendant six ans. Dans la ligne de mire: les mesures annoncées sur le logement, comme la création d’une garantie municipale universelle et d’une assurance habitation municipale, jugées « irréalistes » par le camp Aulas au regard des compétences et des marges de manœuvre financières de la Ville.

La sécurité constitue l’autre point dur de l’attaque. Grégory Doucet promet de renforcer la présence de la police municipale, en poursuivant les recrutements « jusqu’à atteindre 365 agents », et de créer des « postes de police mobiles » afin d’assurer une présence de proximité dans les quartiers. Jean-Michel Aulas, lui, s’est engagé à porter les effectifs à 500 policiers municipaux. Ses soutiens estiment que, durant le mandat en cours, la sécurité « n’a jamais été une priorité », malgré les revalorisations salariales et l’ajout de caméras de vidéoprotection mis en avant par la majorité sortante. Ils dénoncent un « discours ambigu vis-à-vis des forces de l’ordre » et affirment que la condamnation des messages anti police projetés lors de la Fête des Lumières n’aurait été formulée « que sous la contrainte médiatique ».

Au terme de ce communiqué très offensif, Coeur lyonnais résume sa critique en trois mots: manque de sincérité, absence de confiance, « défaut absolu de crédibilité ». Pour le mouvement, la fin de mandat de Grégory Doucet serait marquée par une « déconnexion profonde du réel » et par la volonté d’effacer une identité écologiste jugée désormais encombrante au profit d’un recentrage tardif sur le quotidien des habitants.

Ce premier échange à distance donne le ton d’une campagne lyonnaise qui s’annonce rugueuse: d’un côté, un maire sortant qui veut capitaliser sur les transformations engagées en promettant de rendre la ville plus « simple » et plus « vivable » pour les Lyonnais; de l’autre, un challenger qui l’accuse d’arriver trop tard sur les questions sociales et sécuritaires et tente d’imposer l’idée d’un écart entre les discours de campagne et le bilan du mandat.

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